‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 92 sur 187 · Jbid., p · texte numérisé non relu

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mot que Victor Ha^o a déposé, non sans bruit, au tome III des Misérables, le lonar de la pa«?e 101.

Qu'à la suite de Rabelais, Victor Hug-o, qui omet Platon, qui omet Bossuet, place Cervantes au nombre des quatorze grands hommes qui ont guidé jusqu'à ce jour l'humanité, la chose est au moins singulière. Mais le poète ne nous laisse pas ig-norer le motif qui lui a dicté ce choix. « Cervantes, dit-il, est militant : il a une thèse, il fait un livre social *. » Et comme les Misérables sont aussi « un livre social », voilà que l'auteur de Don Quichotte est bombardé un des « g-éants de l'esprit humain».

Shakespeare complète la liste des Quatorze. (( Comme Homère, Shakespeare est un homme cvclique. Ces deux g-énies, Homère et Shakespeare, ferment les deux premières portes de la barbarie, la porte antique et la porte gothique... La troisième grande crise humaine est la Révolution française; c'est la troisième porte énorme de la barbarie, la porte monarchique, qui se ferme en ce moment -. » Et celui qui la fait rouler sur ses g-onds, qui y met la chaîne et le verrou, c'est Victor Hugo.

La conclusion est facile à tirer. L'Humanité a produit quatorze grands g-énies. Puis, ramassant toutes ses forces, elle en a enfanté un quinzième, qui incarne en lui tous les autres, qui est plus grand, à lui seul, qu'Homère, Job, Eschyle, Isaïe, Ezéchiel, Lucrèce, Juvénal, saint Jean, saint Paul, Tacite, Dante, Rabelais, Cervan- I Shakespeare réunis. Ce g-énie, Victor Hugo, est la plus haute cime de l'esprit humain. Il est le Soleil, à qui les Quatorze font cortèg-e, comme autant de satolli-

i. William Shakd pea^e, pajc 102.

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