‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 94 sur 187 · Page · texte numérisé non relu

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et il en ouvre d'autres ; il intercepte les fonds lumineux par d'innombrables entrecroisements, et si vous mêlez à ce branchage la figure humaine, l'ensemble est vertigineux : c'est un saisissement. On distingue à claire-voie, derrière l'arabesque, toute la philosophie ; la végétation vit, l'homme se panthéise» il se fait dans le fini une combinaison d'infini, et devant cette œuvre où il y a de l'impossible et du vrai, l'âme humaine frissonne d'une émotion obscure et suprême 1.

William Shakespeare avait été plus qu'un échec, presque un désastre. Besoin était que le poète prît sa revanche. Au mois d'octobre 1865,, il publia les Chansons des rues et des bois.

Un jour, au printemps de 1827, Victor Hugo avait aperçu dans le jardin du Luxembourg- Chateaubriand, alors à l'apogée de sa gloire. Des enfants jouaient à tracer des figures sur le sable d'une allée. Debout, arrêté devant eux, l'auteur du Génie du Christianisme les contemplait en silence avec un sourire attristé. Victor Hugo ne crut pas devoir l'aborder et se contenta d'interpréter de loin les rapprochements qui naissaient sans doute dans l'âme orasreuse de René, entre les jeux de la politique et de l'ambition et ces jeux d'enfants sur la poussière. En rentrant, il raconta à Sainte-Beuve ce qu'il venait de voir et ajouta : g Si j'étais Bérancrer, je ferais de cela une chanson -. »

Il y avait là, en effet, un cadre charmant, un motij que Victor Husro eût merveilleusement développé. Cette chanson, il l'aurait faite, s'il l'eût voulu, mieux encore que Bérancrer. En i865, hélas! il nous a donné d'autres Chansons.

Et d'abord, ce ne sont pas des chansons, — c'est-à-dire de petites compositions, légères, vives, ailées, variées de

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