‹ Victor Hugo devant l'opinion presse française-presse étrangèreChapitre 1 sur 127 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Le volume que nous offrons au public nest ni un travail historique ou biogra^ phique, ni une œuvre de critique littéraire^ politique ou philosophique.

TICTOR HTGO a tenu une trop grande place dans l'histoire du dix-neuvième siècle, la hauteur de sa personnalité et de son génie s'est imposée avec trop de puissance pendant plus de soixante années d'un labeur formidable, trop d'écrivains, qui ont eu l'honneur de vivre dans l'intimité du Maître, se sont attachés à retracer dans toutes ses péripéties, dans ses moindres détails, depuis son origine jusqu'à sa fin, cette vie si prodigieusement remplie, pour que nous ayons entrepris de raconter à nouveau une existence dont les traits principaux sont gravés dans toutes les mémoires.

Quant à juger l'œuvre littéraire, quant à apprécier l'influence de Victor Hugo dans te domaine de l'Idée, à examiner quelles ont été et seront la valeur et la durée de cette influence, ce sont là de nobles problèmes qui

ont tenté et qui tenteront trop de plumes illustres et SiutoriséeSj trop de disciples enthousiastes ou d'adversaires convaincus, pour quenous ayons pu avoir Vambition d*aborder Vexamen de ces hautes questions.

Nous avons donc voulu simplement, restant dans la sphère qui nous est propre, mettre à profit l'organisation spéciale de Toflftee de la Presise, qui fait passer entre nos mains les journaux de tous les points du globe, pour donner un tableau aussi exact et aussi intéressant que possible de l'immense mouvement d'opinion suscité en France et à Vétranger par la maladie, la vfiort et les obsèques nationales de Victor Hugo.

Ce ne sont ni des impressions particulières ni des opinions personnelles que nous exprimons. Nous nous sommes bornés, — et c'a été là une tâche assez considérable, — à reproduire ce qui a été publié de plus intéressant dans la Presse française et étrangère depuis la première nouvelle de la maladie de Victor Hugo. Complets, dans le sens strict et absolu du mot, il est bien évident que nous n'avons pu l'être : si nous avions voulu reproduire ou simplement citer tout ce qui a été écrit sur Victor Hugo depuis l'annonce de sa maladie, dix volumes n'auraient pas suffi. Nous nous sommes donc attachés, — et c'est /à le seul travail critique auquel nous nous soyons livrés, — à reproduire surtout les documents qui, indépendamment de leur valeur et de leur importance, paraissaient retracer le

vu

mieux l'ensemble générâldusentiment public ^ ou exprimer, d'une manière typique^ une note caractéristique et particulière dans ce concert aux innombrables voix qui constilue VOpinion universelle. Aussi^ à côté des études consciencieuses et sereines^ des enthousias^ mes sincèreSj des jugements indépendants et respectueux, avons-nous dû faire place à quelques manifestations violentes et excessives de Vesprit de parti. Mais, nous le répétons encore, ce n*est pas nous qui parlons : nous n'avons voulu qu'être un écho fidèle, que donner une image réduite^ mais exacte de ce qu'aura dit et pensé le monde, lors de la disparition du Poète dont les œux^res ont passionné et passionneront encore tant de générations.

Nous osons espérer que ce recueil, qui nous a coûté beaucoup de soins et de travail, sera bien accueilli du public, car nous avons pensé qu'il constituey^ait un jour pour les historiens de Victor Hugo un document historique des plus intéressants, et, aussi, que ce volume trouverait sa place dans toutes les bibliothèques, comme complément des nombreuses édition!> du grand poète.

Les Directeurs de TOflIce de la Presse,

G. Le Faure, H. Abeniagar.

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