SÉNAT
r Séance du 22 mai
Mm le ppësldeitt. — Messieurs les sénateurs, Victor Hugo n'est plus. (Mouvement prolongé.)
Celui qui depuis soixante années provoquait l'admiration du monde et le légitime orgueil de la France, est entré dans Timmorta- Bté. (Très bien ! très bien !)
Je ne vous retracerai pas sa vie ; chacun de vous la connaît ; sa gloire, elle n'appartient à aucun parti, h aucune opinion (Vive approbation sur tous les bancs) ; elle est l'apanage et l'héritage de tous. (Nouvelle approbation.)
Je n'ai qu'à constater la profonde et douloureuse émotion de tous et, en même temps, l'unanimité de nos regrets.
En signe de deuil, j'ai l'honneur de proposer au Sénat de lever la séance. (Appronation unanime.)
H. Bpisson, président du conseil^ garde des sceaux, ministre de la justice. — Je demande la parole.
M» le président — La parole est à M.
le président du conseil.
M. le président; du eonsell. — Messieurs, le gouvernement s'associe aux nobles f)aroles qui viennent d'être prononcées par M. e président du Sénat.
Comme il l'a dit, c'est la France entière qui est en deuil. Aussi, demain, le gouvernement aura l'honneur de présenter aux Chambres un projet de loi pour que des funérailles nationales soient faites à Victor Hugo. ^Très bien ! très bien !).