‹ Victor Hugo devant l'opinion presse française-presse étrangèreChapitre 22 sur 127 · PRINCE TORLONIA · texte numérisé non relu

PRINCE TORLONIA

« Syndic de Rome. )>

A monsieur Lockroy.

« Le grand malheur qui frappe la France frappe aussi Tltalie. L*espritdu grand penseur veillera d'en haut sur les destinées solidaires (les deux peuples. »

'( MKNOTTI riARIBALDT ».

A monsieur Auguste Vacquerie.

« Lisbonne, 26 mai.

«.Les soussignés, membres de la presse de Lisbonne, se joignent à leurs confrères de la presse de Paris pour déplorer la mort de Victor Hugo et cour saluer l'avènement de son génie à la gloire de la postérité.

« Kamalho Ortigao, Latmo Cœlho, Joao de Deun, Gomez Leal, Enrique Lopez de Mendoza, David Carazzi, Luciano Cordeiro, Julio César, Machado Eca Leal, ïayme Batlha, Rein Consiglieri, Pedroso, Fernando Caldeira, Alfonso Vargas, Fernando Leal, FialhO de Almeida, Gomez da Silva, Rafaël Bordallo, Pinheiro, Alberto de Oliveira, Monteiro^ Ramalho, Cesario Verde, Cecilio Souza {Correio daNouta Redaccods), Antonio Ennes (Journal du Commercé), Christovam Ayres (Revue des Études libres), Theophilo Braga, Teixeira Bastos, Carrilho Videira (Noure/Zes), Emydgio Navarro, Carlos Oobo, d'Avila, Antonio Candide, Alberto Braga, José Neuton (Pa/na), Auguste Forjas {Economiste), Pereira Carrilho{ia Démocratie), José Elias, Garcia Pors (Ultramarin), Elvinb Brito (Diario Popular), Thomaz Bastos [Courrier Portugais), Antonio Centeno (Progrès) , Henriqûe Macedo, Simoes Ferreira (Gazette Commerciale), Dantas Baracho (Commerce du Portugal) , Auguste Ribeiro (Journal das Creancas), Cyprian Jardin (Noticias) , Eduardo Cœlho ^Journal illustré], Eduardo Scwalbach (La Révolution de Septembre), Cunha Belem (Journal des colonies), André Canto, Gaetano Alberto, Urbano do Castro, Gervasio Lobato,

Jayme Victor Moura, Cabrai, Castro Labra, Aueusto Loureiro, Pedro Vidœîra, Auguste Meîlo, Joao Costa. »

Au député Lockroy*

Paris.

« Les étudiants de TUniversité de Naples réunis, ont arrêté une commémoration solennelle en rhonneur de Victor Hugo.

« Ilsvous prient de les représenter aux hommages que la France, rendra au plus grand •des contemporains, à Thomme qui réunissait les nations à rhumanité. »

Très illustre maître et confrère e monsieur Vacquerie,

« Nous expédions aujourd'hui à MM. A.

Naquet, G. Wirouboff et E. Zola, la lettre «uivante, à laquelle nous vous prions d'ac- -corder la publicité du Rappel :

« MM. Théophile Braga et Teixeira Bratos, <iirecteurs en Portugal de la Revue des Etudes libres, MM. les docteurs Americo Brasiliense, Charles von Hoxeritz et Argemiro Gaïvâo, directeurs au Brésil, ses collaborateurs et :son éditeur, Carrilho Videira, vous prient de nous représenter aux funérailles civiles de notre éminent et immortel maître Victor Hugo.

« Xes journaux de Lisbonne vont se réunir pour s'entendre sur la manière de célébrer ici, par une fête publique, la mort de notre grand maître.

« Votre très dévoué confrère et admirateur.

« CARRILHO VIDEIRA. »

Vienne,

« Hugo est mort ! Il est retourné au sein de la divinité, le génie qui versa sur le monde des torrents de lumière ! La France porte le deuil de son illustre poète ; nous participons aussi à cet hommage rendu à Thomme dont le nom rappelle à la fois tout ce que le génie a de plus vaste, la liberté de plus actif, la vertu de plus auguste.

ce ZVONIMIR

<( Société croate à, V Université »

Macereta.

« Monsieur le préfet de la Seine,

« La mort du grand poète et du grand patriote n'est pas un deuil pour la France seulement mais pour le monde entier. L'Italie, qui a toujours professé une vénération et une reconnaissante affection pour Y « Enfant sublime » , dont la mâle, enchanteresse et divine Ï>arole s'éleva pendant soixante-cinq ans pour a défense des opprimés et de toutes les libertés, pleure sur sa tombe.

« La ville de Macerata, qui fut toujours au premier rang des villes italiennes dans l'admiration pour ce géant de la pensée, me charge d'exprimer sa douleur à la grande nation qni est justement fière d'avoir été la mère de cette illustration mondale.

« M. Gariboldi, compositeur, a été prié de représenter sa ville natale aux funérailles de Victor Hugo.

<c GiORGiNi, maire. »

Genève.

« Monsieur Vacquerie,

« La Société genevoise, Tlnstruction mutuelle, avait Tinsigne privilège de posséder Victor Hugo dans ses rangs en qualité de président d'honneur, et au moment où sa tombe va s'ouvrir , nous désirons que notre voix toute humble s'ajoute aux innombrables voix qui répètent avec douleur : Victor Hugo est mort ! Ce témoignage de gratitude au grand homme qui avait bien voulu nous appeler ses amis, nous l'adressons à vous, que nous savons être son plus vieil ami.

« Nous avons chargé M. E. Valnay de nous représenter aux obsèques.

« Nous adressons également une couronne aux couleurs genevoises en suprême adieu.

« Le président de Is. Société,

« j. KAUFFMANN, professour. »

M. Salmeron télégraphie : « L'Espagne, où le grand poète puisa ses premières inspirations, pleure sa mort avec la France. Je m'associe à votre malheur comme Espagnol et comme ami de Victor Hugo. »

Porto.

« La Société des journalistes et gens de lettres de Porto, réunie extraordinairement le 26, délibère de s'associer au juste sentiment d'admiration et de profonde douleur pour la perte de Victor Hugo, le maître chéri, le

f)oète colossal de la liberté, de la justice et de 'amour, et prie M. Auguste Vacquerie de

vouloir bien agréer et de transmettre à la famille désolée nos hommages respectueux et Tassurance de nos sentiments les plus dévoués.

« Le président^

a CARDOS E. SILVA. »

A madame Locliroy,

Gênes, le 24 mai 1885.

« Madame,

« Membres de la Société polonaise de Gênes, nous nous joignons au deuil que cause à sa famille, à la trance et à l'humanité la perte de Victor Hugo, ami fidèle de notre patrie opprimée ».

(Suivent soixante signatures).

« D'Athènes à Psara, de Byzance à Sparte, l'hellénisme bénit la mémoire du plus sublime des Français, du chantre immortel de l'héroïsme et du martyre de nos pères.

<i Le fils de Canaris y

« MILTIADÈS »

« Les Allemands résidant à Paris s'associent au deuil qui vient de frapper la France et le monde civilisé.

« Ils envoient h la famille l'expression internationale de leurs regrets et demandent l'autorisation de rendre hommage au Maître qui vient de passer de la vie contingente dans l'immortanté, en apportant une couronne h ses obsèques.

« Veuillez agréer, monsieur, Tassurànce de la sympathie des Allemands réunis à Paris.

« LUDWIG GEIGENHALT »

Liège, 26 mai 1885.

« Un deuil immense frappe le monde entier.

« Victor Hugo n'est plus.

« La Société typographique liégeoise salue -les mânes du grand poète.

« Le président^

« ROUMA. »

A Tuonsleur Ed. Lockroy,

Coimbra, 26 mai.

« L'Académie de Coimbra vous prie de dérclarer à la famille de Victor Hugo qu'elle partage son deuil pour la mort du premier poète du siècle.

<r Le président de V Académie,

« MADALHAES RAMALHO. )x

A monsieur Edouard Lockroy,

Bologne, 23 mai 1885.

« Cher monsieur,

« Elle s'est éteinte cette grande voix qui était 'Celle de la conscience humainej inspirée aux plus hautes harmonies de l'idéal. Mais ses vibrations immortelles ne cesseront d'animer tout ce qu'il y a^d'esprits nobles et de cœurs

magnanimes sur la terre, dans la lutte pour la vérité et la justice.

« L'Italie, comme la France, pleure lap*erte de votre grand poète.

« Puissent leurs liens mutuels être confirmés h jamais par la fraternité de la douleur sur son tombeau.

« Recevez, cher monsieur, Texpression de ma profonde condoléance et Fhommage de mon dévouement.

« AURELIO SAFFI. »

Montevideo, 26 mai.

« Les journalistes de Montevideo ont délégué un représentant aux funérailles de Victor Hugo, avec mission d*oflfrir une couronne.

« La colonie françaisetle Montevideo a télégraphié à M. Emile Garet, député des Basses-Pyrénées, pour le prier de la représenter aux funérailles de Victor Hugo et de déposer, en son nom, une couronne sur sa tombe, »

A monsieur Vacquerie.

Paris, 24 mai 1885.

« Victor Hugo fut Tun des quarante-huit signataires et il est resté, je crois, le dernier survivant du Comité central en faveur des Polonais, qui, le 28 janvier 1831, proclamait

Îue la conscience des peuples ne connaît qu'un roit : rindépendance des nations, et qu'elle ne doit av-oir qu'une règle : secours aux opprimés.

« À la Chambre des pairs, en 1846, son

premier discours politique, Victor Hugo le prononça en faveur de la Pologne. En 1863, notre insurrection le trouva dans les mêmes sentiments qu*il professait en 1831. Jusque dans les œuvres dernières, Victor Hugo manifesta sa foi dans l'avenir de la Pologne, en confondant dans le même anathème ceux des empires oppresseurs des nations slaves.

« Je vous prie d'agréer en ce jour le tribut de mes regrets, de ma gratitude et de mon admiration pour Victor Hugo et de joindre cette obole polonaise aux offrandes des peuples heureux.

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