‹ Victor Hugo devant l'opinion presse française-presse étrangèreChapitre 32 sur 127 · LAUSSEDAT · texte numérisé non relu

LAUSSEDAT

A M. Georges Hugo.

« Mon cher camarade,

« Vous appartenez à l'Union française de la jeunesse et le coup qui vous a frappé nous a tous atteints, d'abord parce que la mort de Victor Hugo est un deuil pour tous ceux qui s'efforcent de concourir à l'émancipation de l'esprit humain, ensuite, et plus encore, parce qu'il était votre grand-père, parce que, grâce à vous, des liens plus étroits de respectueuse et filiale déférence nous attachaient à lui.

« C'est par vous, mon cher camarade, que le nom de Hugo, dont vous aurez désormais à supporter le poids, figure dans nos annales, et en vous envoyant aujourd'hui, au nom de l'Union française de la jeunesse tout entière, le témoignage de notre cordiale et affectueuse condoléance, nous vous demandons, liés à vous par la communion du deuil, d'être des nôtres plus encore, de vous retrouver avec nous dans un milieu où se conservera toujours vivace le souvenir de l'immortel poète quo

nous pleurons, et d'essayer d'être avec nous un homme utile.

<( Le président honoraire, Gustave Olleii-

dorff. — Le président, Marcel Chariot.

Le secrétaire général honoraire, Weill.

— Le secrétaire général, Meiriniac. »

A monsieur Lockroy.

« Cher ancien collègue et ami, « Etant en voyage lorsque j'ai appris le décès de Victor Hugo, je me suis inscrit bien 1 ard, à mon grand regret, sur un des cahiers déposés devant la porte de Tillustre défunt:

mais je tiens à vous exprimer ma vive et profonde sympathie.

^( Ayant eu Tinsigne honneur d'être le compagnon d'exil de Victor Hugo, je n'ai pas besoin de vous dire que je m'associe à la douleur de sa famille, qui est partajorée par la Franc<^ tout entière.

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