‹ Victor Hugo devant l'opinion presse française-presse étrangèreChapitre 44 sur 127 · LAPOMMERAYE · texte numérisé non relu

LAPOMMERAYE

Paris ;

Les peuples étrangers s'inclinaient devant l'art français, d'autant plus bas et d'autant plus sincèrement, que nul d'entre eux n'avait à nous montrer chez lui de gloire comparable à celle-là.

Et nous, nous ses compatriotes, nous qu'il a façonnés à notre insu, ce puissant modeleur, en renouvelant notre langue, en modifiant ce qu'on pourrait appeler notre outillage intellectuel, en imprimant à notre littérature tout entière une tournure inattendue, en nous enseignant la fidélité au droit, à la justice, à la liberté, en nous conseillant d'être bons, en nous montrant à être pitoyables , — nous comprenons aussi que la France vient de perdre sa plus illustre parure, et celui de ses ci-

toyens qu'elle pouvait montrer le plus orgueilleusement au monde entier.

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