‹ Victor Hugo et Juliette DrouetChapitre 5 sur 35 · AVANT-PROPOS III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS III

année par année, une existence sans événements, ni péripéties.

Dans une seconde partie, nous publions les lettres qui nous ont semblé particulièrement éloquentes, spirituelles ou lyriques. Eclairées par une lecture préalable de la biographie, ces lettres en formeront, pour ainsi dire, la justification et V accompagnement naturel.

Au début de sa liaisoîi avec le poète, Juliette Drouet ne datait pas ses « gribouillis » ; elle indiquait seulement le jour de la semaine et l'heure. Jusque vers Vannée 1840, environ, il a donc fallu nous contenter du classement qu'elle introduisit elle-même dans la collection de ses manuscrits — et que son exécuteur testamentaire paraît avoir respecté. A partir de 1840, elle a daté chaque pièce. Notre travail a pris du même coup plus de précision et de sûreté. Quand il devenait trop pénible, nous trouvions d'ailleurs de précieux encouragements chez les lettrés et les amis que nous sommes heureux de remercier ici : MM. Louis Barthou et François Camailhac, à V initiative et à la bonté desquels nous devons d'avoir pu entreprendre cet ouvrage, MM. Jean -Pierre Barbier, Daniel Baud-Bovy, Benezit, Paul Beuve, Auguste Blaizot, Raymond Escolier, F. Jousseaume, Eugène Planés, Stirling, etc., qui nous ont ouvert leurs collection* et n'ont épargné, en notre faveur, ni le temps, ni l'érudition, ni la peine.

Nous nous demandions aussi ce qu'aurait pensé de nos efforts l'aimable femme dont l'humeur, les inclinations, les habitudes, nous étaient devenues à la fin presque aussi familières que l'écriture. En ce qui la concerne, le doute n'est pas possible. Elle se fût mo-

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