CHAPITRE XL
La veille de la fête le théâtre de la Gaîté avait repris Lucrtce liorgia, interprétée par une grande artiste qui venait de quitter la Comédie française, M"' Favart.
Dans l'universelle acclamation de la salle enthousiaste on avait senti le culte de la nation pour sa gloire la plus pure et la plus sereine.
Cette fête, qui honore le peuple, eut un retentissement considérable; l'admiration est maintenant universelle. Dans plusieurs villes on a donné son nom à des rues; à Paris, l'avenue et la place d'iiyhiu s'appellent place Victor-Hugo.
Sur cette place se dressera procliainement sa statue ; une souscription s'organise dans ce but. Ce jour-là, la fête recommencera plus belle encore.
Mais l'œuvre de Vicor Hugo n'est pas terminée. Les ovations ne lui ont point enlevé son infatigable ardeur au travail, son éternelle jeunesse, sa prodigieuse puissance d'esprit.
On publie actuellement chez Quantin et chez Hetzel l'édition définitive de ses ouvrages d'après les manuscrits originaux, édition ne varietur, surveillée par Paul Maurice. Cette œuvre classique obtient un succès sans précédent; les éditeurs en ont fixé invariablement le texte en rassemblant autour de ce texte tout ce qui en dépend , tout ce qui s'y rattache , tout ce qui le complète et l'achève.
L'apparition des Quatre vents de l'Esprit a, depuis la fête de 1881, prouvé la magique puissance du poëte. D'autres surprises nous sont réservées. Toute la Lyre, deux volumes devers, la Vision du Dante, la Fin de Satan, et la troisième partie de la Légende des Siècles; voilà les œuvres entièrement achevées et non encore publiées, ainsi que Torquemada, drame en cinq actes et en vers, l'Êpée, pièce en vers, la Grand' Mère et la Forêt mouillée, deux comédies également en vers. Et tout cela n'est pas l'énumération complète des travaux inédits du Maître !
Nous avons eu la joie d'ouvrir, sur sa prière, sa malle aux manuscrits ; elle est jusqu'au bord remplie de chefs-d'œuvre qui verront le jour peu à peu.
Qu'ajouter à cette trop brève étude?
Victor Hugo n'est pas seulement le plus illustre des écrivains, il est auss le meilleur, parce que son œuvre est tout entière consacrée à l'humanité.
Et, pour peu qu'on réfléchisse à cette existence prodigieuse, on comprend quel enseignement elle contient, Outre le labeur obstiné, la croyance au bien, le mépris de l'injuste, l'horreur de ce qui est méprisable, outre la droiture, la fdrmeté, la vaillance, il y a dans la succession des idées et des opinions de Victor Hugo une leçon convaincante.
Nous avons dit par quelle série d'évolutions morales il a passé, comment peu à peu il est sorti du cercle étroit des croyances dans lesquelles on avait emprisonné sa jeunesse, quel travail gigantesque il fit en lui-méni(^ pour briser la résistance que lui opposaient ses préjugés de famille et d'éducation. Or, à mesure que son esprit s'est émancipé, le poëte a monté |)lus haut : ainsi
l'aigle, quelque temps enchaîné au sortir du nid, n'a, lorsqu'il parvient à s'échapper de sa cage, qu'un vol timide, embarrassé ; mais peu à peu, à mesure qu'il s'élève dans la nue, qu'il respire un air plus pur, il donne de plus vigoureux coups d'ailes; enfin, lorsqu'il a quelque temps regardé le soleil en face, il s'élève et il plans, ayant, dans la nue, le mépris de sa prison et l'amour de l'immensité libre.
La destinée a proportionné sa part de souffrance à sa gloire, mais la foudra, à diverses reprise, l'a atteint sans le briser, et les plus effroyables orages et les plus terribles menaces l'ont laissé calme, inflexible et doux. Le temps lui-même l'a respecté et semble craindre de toucher à sa tète vénérable. Aussi espérons-nous que le patriarche de la démocratie française pourra présider le centenaire de la Révolution de 1789.
Quoi qu'il arrive, ce dix-neuvième siècle, qui a vu les prodigieuses conquêtes de la science, les stupéfiantes découvertes de l'industrie, qui a enfanté la vapeur et l'électricité, qui a peuplé la France et le monde de légions d'homnes illustres, qui a vu de si grands et de si terribles événements, ce siècle, malgré ses savants et malgré ses triomphes, n'aura qu'un nom pour la postérité : il s'appellera le siècle de Victor Hugo.
TABLE DES MATIERES
Cm PITRE PR F.r.iMiNAinE. — Une f^te à Besançon en déccmbro ISSO. — La maison où est né Victor Hugo ('26 février 1Sl)2). — Inauguration solennelle de la plaque coniinémorativc de la naissance du poêle. — Réjouissances puliliques. — Discours de M. Oudet, sénateur et nia^rj de Besançon. — Discours do M. Ranibaud. — Lettre de remerciement de Victor Hugo à ses compatriotes. — Couronnement du buste exécuté par David d'Angers 3
Chapitre premier — Lesancùtres. — ■ Un arbre 2:énéaloglf|ue. — Les armes de la famille. — L'évèque de Plolémaîde. — Le comte Léopold-Sigisbert Hugo, père du poète. — Sa mère. — Parenté maiernelle. — Les parrains. — Acte de naissance de Victor Hugo. — Significalion de son nom. — Quelques commenlaires sur les vcr« des Feuilles d'automne : « Ce siècle avait deux ans. » — Affirmation des Bisontins. — Une poésie de M. Grandmougin 15
Chapitre IL — Première enfance de Victor Hugo. — Premier séjour à Paris (1805). — La maison de la rue de Clichy. — Le puits de la cour. — Départ pour l'Italie (1807). — Souvenirs de voyage. — lmpre^•sions d'enfance. — Victor Hugo racontant les pérégrinations de sa jeunesse. — Le palais de marbre d'.Vvrllino. — Le colonel Hugo suit en Espagne le roi Joseph Bonaparte. — Retour de sa famille à Paris 2'2
Chapitrf. m. — La maison de l'impasse des Feuillantines. — Description de cette maison. — Le jardin. — Éducation maternelle. — Portrait de M'"" Hugo. — Quelles défenses étaient faites aux enfants. — L'école et l'impasse. — Le général Lahorie. — De quelle façon il commentait Tacite. — Son arrestation et son exécution. — Départ |)Our l'Espagne 29
Chapitre IV. — De Paris à Bayonne. — Amours d'enfants. — De Bayoune i .Madrid. — Le trésor et le convoi. — Arrivée à Madrid. — Séjour nu palais Masserano. — Le collège des nobles. — Combats d'écoliers. — Retour au.\ Feuillantines (1813^. — L'enseignement de Larivière. — Dangers de l'éducation cléricale. — Tentative d'un proviseur « chauve, noir et effrayant ». — Pépita. . . 30
Chapitre V. ^ La rue du Cherche-JIidi. — La retraite d'Espagne. — Rôle du cénéral Hugo. Défense de Thionviile. — L'invasion. — Retour des Bourbons.— Royalisme de .M'"" Hugo. — Dissentiments domestiques. — La pension Cnrdier. — Deux écoliers tyrans. — Léon Gataycs et le prince des chiens. — Un mathématicien romai. tique. — Essais poétiques. — Beprésentalions théâtrales. — Les bêtises que Victor Hugo faisait avant sa naissance 40
Chapitre VI. — Un pamphlétaire de treize ans. — Premiers rapports avec l'Académie française. — L'enfant sublime. — Chateaubriand a-t-il fait sien ce mot réclamé par Soumet? — Un roman écrit en quinze jours. — Bug-Jaigal. — La pièce qu'on en a tirée en 1880 5i
Chapitre VII. — Jeu.t Floraux de Toulouse. — Les vierges de Verdun. — Trait d'amour filial.
— Une lettre de M. Soumet. — Refus d'entrer à l'Ecole polytecl.nique. — Publication des premières odes de Victor Hugo. — Le Conservateur littéraire. — Victor Hugo critique littéraire et dramatique.
— Ses articles et ses pseudonymes. — Jugement sur les premières Méditations poétiques de Lamartine. — Première entrevue des deux poètes Ci
Chapitre VIII. — Los brochures de 1819. — Une séparation cruelli'. — Mort de la mère. — Touchantes fiançailles. — La demande en mariage — Duel avec un garde du corps. — Le budzel d'un poète de vingt ans. — Publication des Odes et Ballades (18'J'2). — Leur suceès. — Ce qu'en pense l'auteur. — Différentes préfaces. — Le logis de la rue du Dragon. — Histoire d'une pension royale 72
Chapitre I.\. — Mariage du poète (octobre 1822). — La maladie et la mort d'Eugène Hugo. — Le général Hugo vient à Paris. — llan d'Islande (182:)). — Pour qui avait été écrit cet ouvrage. — Appréciation de Charles Nodier. — Les défenseurs du livre nouveau. — Un drame tiré de llan d'Islande. — La fortune sourit au poète. — La maison de la rue de Vaugirard. — La Herue française. — Voltaire jugé par Victor Hugo, en 1824. — Jugements sur Lamennais, Wallcr Srott et Byron. — Achille Devéria et Louis Boulan 'er 83
/i66 TABLE DES MATIÈRES.
Chapitre X. — Lp voyage à Blois. — Le poëtc est fait chevalier de la Légion d'honneur. — Sacre de Charles X à Reims — Récit d'une pérégrination à travers les Alpes. — Retour à Paris (janvier 1826.) Proclamation de la liberté littéraire. — Naissance du romantisme. — Colères des classiques. — La littérature du premier Empire et la renaissance au commencement de ce siècle. — Préludes d'une grande guerre. — L'ode à la colonne 9i
GiiAPiTi\E XI. — Le Cénacle. — Apparition de Sainte-Beuve. — M. Taylor. — Cne conversation avec Talma. — Cromwell (I8"27). — Préface de cette oeuvre; les polémiques qu'elle soulève. — Mort de M°" Foucher. — Mariage d'Abel Hugo. — Mort du général Hugo (28 janvier 1828). — Amy liobsart 104
Chapitre XII. — Le temps qu'il fallut pour écrire Marion De l.orme, en juin 1829. — Une lecture chez Devéria. — Trait de sensibilité d'Alexandre Dumas. — Le pardon de Didier. — Steeplechase de directeurs de théâtre. — La censure de Charles X. — Interdiction sans appel. — Le roi offre au poëte un dédommagement. — Refus de pension. — Embarras de M. Taylor. — Hernani.
— M"' Mars pendant les répétitions. — Les rapports des censeurs 118
Chapitre XIII. — Première représentation d'Hernani. — Une pétition des Classiques à S. M. Charles X. — Basses intrigues des Philistins. — Apparition des Jeunes-France. — La légende du gilet rouge de Théophile Gautier. — La bande de barbares qui fit queue, le 25 février lî<3ll, à la porte du Théâtre-Français. — La bataille. — Vieil as de pique.' — A la guillotine les genoux! — Le chapeau de M'" Mars. — Un mot d'enfant. — Le triomphe du romantisme. — Les parodies à'Bernani. — La presse en 1830 130
Chapitre XIV. — La révolution de Juillet 1830. — Représentation de Manon De Lorme (11 aotit 1831). — Accueil du public. — Cri d'indignation de Jules Janin. — Le Roi s'amuse. — Première représentation, le 22 novembre 1832. — Un critique sévère. — Interdiction immédiate de ce drame. — Le libéralisme des ministres de Louis-Philippe. — Procès devant le tribunal de commerce. — Réponse du poëte. — Lucrèce Borgia. — Ses interprètes. — Retentissant succès de ce drame. — Un duel évité 142
Chapitre XV. — Marie Tudor. — M"*^ Georges. — Angelo. — Rivalité de M"' Mars et de M"" Dorval. — La Esmeralda. — Fatalité. — Buy Blas. — Les Burtiraves. — Résolution de Victor Hugo nprés la chute de celte pièce. — Ouvrages inédits. — Secrètes menées des fournisseurs de tragédies de la Comédie française. — La Lucrèce de M. Ponsard. — L'amour dans le théâtre classique. — Des types en littérature. — Un procès gagné 157
Chapitre XVI. — Les Orientales. — Un portrait de Victor Hugo signé Théophile Gautier.
— Respect inspiré par le poëte. — La maison de la rue Jean-Goujon. — Une tentative d'assa«sinat.
— Négociations relatives à la Revue des Deux Mondes. — M. Buloz. — Les Feuilles d'automne (1831).
— Manuscrits. — Les Chants du crépuscule (1835). — Les Voix intérieures (1837). — Les Rayons et les Ombres (1838) 166
Chapitre XVII. — Littérature et Philosophie mUlées. — Les premières oeuvres de Victor Hugo jugées par lui-même. — Étude d'une conscience. — Réflexions sur l'art. — Histoire de la langue française. — Le poëte candidat à l'Académie. — Trois échecs successifs. — La haine de Casimir Delavigne. — La colère de M. Alexandre Duval. — Chateaubriand et Viennet. — Réception solennelle (3 juin 18il). — Discours du récipiendaire 182
Chapitrk XVIII. — Notre-Dame de Prtr/s (1831). — Le but que s'est proposé l'auteur de Notre-Dame. — Archéologie et philosophie. — Jugements de Sainte-Beuve et de Jules Janin. — Questions de mots. — L'érudition de Victor Hugo. — Son vocabulaire. — Querelles de savants. — Un cicérone bien informé. — Pièces tirées de Notre-Dame de Paris. — Romans projetés. — Le Rhin. — L'architecture du moyen âge 195
Chapitre XIX. — La place Royale. — La maison du poëte. — Description de l'appartement célèbre. — Une pièce de vers de Méry. — Un dais légendaire. — La société littéraire de la place Royale. — Nouvelles querelles des anciens et des modernes. — M"" Victor Hugo. — Mariage de Charles Vacquerie et de Léopoldine Hugo, au printemps de 1843. — Cinq mois après. — La catastrophe de Villequier. — L'attentat de la rue des Tournelles 203
Chapitre XX. — Rôle politique de Victor Hugo pendant le règne de Louis-Philippe. — Ses affirmations révolutionnaires au moment de l'établissement de la monarchie constitutionnelle. — Après la liberté littéraire, la liberté politique. — Rapports avec la presse. — Transformation et unité des croyances. — Relations avec le roi. — Un portrait de Louis-Philippe. — Deux remarquables causeurs. — La pairie (avril 1845). — Premiers discours à la tribune 2'20
Chapitre XXI. — Élections à la Constituante (23 avril et juin 1848). — Profession de foi de Victor Hugo. — Ses discours à l'Assemblée. — Le poëte sauve quelques insurgés. — Victor Schœlcher.
— Votes indépend.mts. — Publication de l'Événement. — Programme et influence de ce journal.
— Dissolution de la Constituante. — L'Assemblée Léfiislalive (mai 18'é9). — Bonaparte président de la République. — Ses menées et son attitude. — Napoléon te Petit. — Le coup d'État. . . . '231
Chapitre XXII. — La préface de l'exil. — La tète de Victor Hugo mise à prix — Promenade terrible à travers P.Tris mitraillé. — Le dévouement d'une noble femme. — .irrivée du |ioëlc à Bruxelles. — Vllistuire d'un crime. — Les Hommes de l'exil. — Proposition faite à la Société des gens de lettres de France. — La maison de la place de l'Hùtel-de-Ville, à Bruxelles. — Napo!éon e Petit. — Bannissement d'un banni 2''3
TABLE DES MATIÈRES. 467
Chapitre XXIII. — Jersey- — Réception des proscrits français. — Les ressources de Victor Husro. — Comment son mobilier avait été vendu à l'encan. — L'appartement de la rue de La Tourd'.\uverg:ne. — Marine-Terrace. — Auguste Vacqucrie photographe. — Rigorisme jersiais. — Le faux-col de la famille. — Un malicieu.v aventurier. — Un mouchard impérial 251
Chapitre XXIV. — Les Cliâliments. — Comment ce livre entrait en France. — Attitude des proscrits à Jersey. — Discours prononcés par Victor Hugo aux funérailles des exilés. — Menaces de sir Rohert Peel — Riposte de Ribeyi'olles. — Le journal l'Homme. — Une lettre de Félix Pyat — Outiage à la souveraine. — Meeting à Saint-Hélier dans le but de faire respecter a le sexe auquel ou doit le jour et dont la reine Victoria est le plus bel ornement ». — Menaces de mort. — Avertissement et protestation de Victor Hugo. — Seconde expulsion des expulsés 267
Chapit RE XXV. — Départ de Jersey. — Joie des journaux bonapartistes. — Où vont les proscrits. — Les Contemplations. (Mai 1856.) — Une âme qui se raconte. — L'appréciation de la Revue fies Deux Mondes. — La Légende des siècles, première partie (1850). — Idée générale de l'ouvrage.
— Accueil fuit en France aux œuvres poétiques de l'exil. — Une correspondance avec Charles Baudelaire 282
Chapitre XXVI. — Gucrnesey. — Hauteville-House. — Les vestibules et la salle à manger. — Les salons du premier étage. — La grande galerie de chêne. — La chambre de Garibaldi. — Le cabinet de travail. — Les bêles de la maison. — Les Misérables (1862). — Lamartine et son Cours de littérature. — Lettre de Victor Hugo. — Le diner des enfants pauvres. — Le banquet de Bruxelles 291
Chapitre XXVII. — Victor Hugo et la peine de mort. — Le Dernier jour d'un Condamné. Claude Gueux. — Le quatrain qui sauva la vie de Barbés. — Un mot de Louis-Philippe. — Discours a l'Assemblée constituante de 1848. — Procès de Charles Hugo, en 1851 — La plaidoirie de son père.
— Les protestations de Jersey. — Une lettre à lord Palmerston. — Georges Brown et l'Amérique.
— Le débat de la république de Genève. — Pour un soldat .' 311
Chapitre XXVIII. — Amende honorable du peuple de Jersey. — Voyage en Zclande. — Le Il Jean Valjean de la gloire » — D'Anvers à MidJelbourg. — Hospitalité hollandaise. — Découvertes artisiiques. — Une ovation charmante. — Retour en Belgique. — Les Chansons des rues et des bois (ISiîS). — Victor Hugo musicien. — Les Travailleurs de la mer (1866). — L'Homme qui rit (1869) 324
Chapitre .XXI.X. — Quelques mois sur William Shakespeare. — La Voix de Guernesey. — L'Exposition universelle de 1867. — Paris-Guide. — Reprise d'l{ernani. — Lettre aux jeunes poCtes . — Mouvement liitéraire et mouvement libéral pendant le second Empire. — Le Rappel. — .\ugusle Vacquerie et Paul Meurice. — L'oeuvre de l'exil 335
Chapitre XXX. — Le retour en France. — Un terrible voyage. — Arrivée à Paris (5 septembre 1870). — Ovation populaire. — Chez Paul Meurice. — Le siège. — Appel de paix et appel de guerre. — Menus bizarres. — Quelques quatrains improvisés. — Promenades à travers Paris assiégé. — Les canons offerts par les Châtiments. — Représentations populaires. — Affection du poëte pour le peuple de Paris. — La fin de la guerre 3i7
Chapitre XXXI. — Les élections à l'Assemblée nationale (8 février 1871). — Arrivée à Bordeaux. — Garibaldi. — Discours de Victor Hugo pour la guerre dans le présent et la paix dans l'avenir (1''"' mars 1871). — Proposition concernant les représentants d'Alsace et de Lorraine. — La question du retour à Paris. — Séances orageuses. — Victor Hugo ne parle pas français. — La démission (8 mars). — Mort de Charles Hugo — Ses obsèques (18 mars) 363
Chapitre XXXII. — Opinion de Victor Hngo sur la Commune. — Incident belge (25 mai 1871).
— L'attentat nocturne. — Une bande d'assassins. — Le poète est chassé de Belgique. — Protestations de la presse et des représentants de la Chambre. — Résultat de la mesure d'expulsion. — Voyage à Vianden et dans le Luxembourg. — Une visite à Thionville. — Souvenir du général Hugo.
— Georges refuse sa main à un général prussien. — Retour en France 371
Chapitre XXXIII. — Le mandat impératif et le mandat contractuel. — R61e politique do Victor Hugo après la guerre. — La libération du territoire. — Mort de François Hugo (26 décembre 1873). — Ses obsèques. — Discours de Louis Blanc. — Croyances religieuses du poëte. — De l'expulsion de Belgique à l'entrée au Sénat. — L'.innée terr'tbie (1872) 382
Chapitre XXXIV. — Quatrevingf-treize (1874). — Trait de mémoire. — Mes fils (1874). — /lofes et Paroles : Avant, pendant et après l'exil. — Pour un soldat! — La seconde période de la Légende des siècles (1^77). — Le salon de la rue de Clirhy. — Les soirées de Victor Hugo. — Une b çon de littérature. — Le réalisme et le naturalisme. — Leur but, leurs conséquences. — Le mur de M. Courbet. — Le plus misérable dos mots. — Appréciations politiques 391
Chapitre XXXV. - L'Art d't'tre grand-père (1877). — Georges et Jeanne. — Lœlilia rerum.
— La Noël. — Le jour îles Rois. — Bons points et mauvais points. — Un gramlpère privé de dessert. — Quelques mots de M"" Jeanne. — Ce que c'est que le paradis. — VHistoire d'un crime (1877). . ^. ............ • 40»
Chapitre XXXVI. — Croyances philosophiques et religieuses de Victor Hugo. — Accusation d'athéisme. —Le Pape (1878). — L'.inti-pape de M. de Brigny. — Un formidable « éreiutemcnt ».
— La Pitié suprême {l%n). — Religions et flefi^ion (1880). — L';4ne (18801 415
TABLE DES MATIERES
Chapitre XXXVII. — Le thùfttre de Victor Hugo combattu par l'ordre moral. — Reprise à'Hernani à la Comédie française (1877). — Un souper de ceniièine. — Reprises de Ruy Blas, de Notre-Dame de Paris et des Misérables. — Quelques strophes de Théodore de Banville. — Les noces d'or d'Hernani ('25 février ISSO). — Vers de François Coppée. — Fête du cinquautenaire à l'IIùtel Continental. — Un mot de M. Sarcey. — Toast d'Emile Augicr. — Au père! — Réponse du poct?. 422
Cha PITRE XXXVIII. — Victor Hug-o dessinateur. — Premiers essais. — Ce que le poëte entend par un dessin. — Ses procédés ot ses maîtres. — Une plume qui peint. — Élude de la nature et de l'architecture. — Un album publié pour les enfants pauvres. — Caricatures et croquis — Catalogue des portraits et des charges de Victor Hugo, de 1S27 à 18S0 433
Chapitbe XXXIX. — Quelques mois des manuscrits du poète. — La maison de l'avinue d'Eylau. — Discours de Victor Hugo au Chiteau-d'Eau. — Son opinion sur la situation politique .actuelle. — La République et M. Jules Grévy. — Solution de la question sociale au vingtième siècle. — Éducation et possession. — Avenir de l'humanité. — La vieillesse du poëte 441
CnAPiTRE XL. — L'anniversaire du 27 février 18S1. — Les petites filles de Paris souhaitent à Victor Hugo sa fête. — Vers de Catulle Mondés. — Ovation populaire. — Paris défile devant la maison du poète et l'acclame. — Enthousiasme de la foule. ^ La représentation du Trocadéro. — Chez Victor Hugo. — Les poètes au Poète. — Dernière reprise de Lucrèce Baniia au théâtre de la Gaité. — Édilidn ne varicltir des œuvres inédites du maitre. — Les Quatre vents Je l'Esprit. — La statue de Victor Hu"o 45i