L’Année terrible, janvier, Ill: Bétise de la guerre
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charrue, mat de vaisseau, pilier de maison, biche au foyer, mais : — Arbre, veux-tu
Etre gibet? — Silence, homme! Va-t’en, cognée! Jappartiens a la vie !.
L’échafaud personnifié a certainement hanté en un mode plus que poétique Vimagination du poéte. « L’échafaud, dit-il, et en prose cette fois ®, n’est pas une mécanique inerte, faite de bois, de fer et de cordes. Il semble que ce soit une sorte d’étre qui a je ne sais quelle sombre initiative; on dirait que cette charpente voit, que cette machine comprend, que ce bois, ce fer et ces cordes veulent. Dans la réverie affreuse ot sa présence jelte l’ame, l’échafaud apparait terrible et se mélant de ce qu il fait. L’échafaud est le complice du bourreau; il déyore; il mange de la chair, il boit du sang. L’échafaud est une sorte de monstre fabriqué par le juge et par le charpentier, un spectre gui semble vivre d'une espéce de vie épouvantable faite de toute la mort qwil a donnée. » Il s’agit ici de Vhorrible vision que Pévéque Bienvenu garda toute sa vie de l’instrument du supplice d'un criminel qu'il avait assisté