‹ Victor Hugo, le poèteChapitre 18 sur 84 · Les Misérables, I · texte numérisé non relu

Les Misérables, I

a ses derniers moments. On peut voir dans un autre roman ! le parti que le grand styliste a tiré de cette sorte d’hallucination pour peindre la rencontre d’un gibet et d’un pendu avec un enfant perdu dans la nuit.

Victor Hugo est sérieux, et on le dirait plus qu’a demi convaincu, quand il traite les éléments de forces vivantes et intentionnelles : « Les élé-

ments savent ce quils font et ot ils vont. Aucune

force n’est aveugle. L’homme doit épier les forces et tacher de découvrir leur itinéraire. » — « La mer est secrete; on ne sait jamais ce qu'elle a; il faut prendre garde. » — « La mer fait des maladresses... L’orage avait mal attaqué. » — « Il y a quelqu’un derriere Vhorizon. Quelqu’un de terrible, le vent. Le vent, c’est-a-dire cette masse de titans que nous appelons les souffles. L’immense canaille de ’ombre. » On dirait parfois que le poste les distingue de l’air en mouvement. Il dit, sous la forme d’une proposition scientifique : « la canalisation de lair par le vent est incontestable », Cette distinction est nécessaire, en effet, pour qu’on se représente le vent, étre animé, comme la force motrice de l’air, qui garde le réle passif de matiere. Cette force vivante en déchaine

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