LES PRÉCÉDENTS, INEZ, GARDES, GEOLIERS
DON PÉDRE.
Geôliers, gardes, retirez - vous. (Les gardes se
retirent.)
INEZ
Mes enfants! mes enfants! dis se jettent dans ses bra^j Votre présence m'apporte bien de la joie , mais , hélas ! elle m'annonce mon arrêt de mort sans doute : on me permet un moment de bonheur avant le supplice. Le supplice, 6 ciel! Mourir sans avoir vu don Pèdre , sans lui avoir dit un dernier adieu! 11 n'aura pu me protéger, je n'aurai pu le consoler. Mes enfants, embrassezmoi , vous n'embrasserez plus peut-être votre
père, ni votre mère... don Pèdre, don Pèdre, où êtes -vous?
DON PEDRE* Il jette son manteau et découvre sa tôte.
Inez! mon Inez bien -aimée ! le voici!
INEZ 9 se jetant dans ses bras.
Dieu sauveur!
ROMERO, tombant à genoux.
Quoi! c'était Son Altesse Royale!
DON PÈDRE) pressant Inez sur son cœur et tendant la main à Romero.
ma noble épouse! — Oui, brave homme, c'est moi-même à qui vous avez dévoilé votre dévouement, et, comme vous le disiez, Tinfant don Pèdre p'oubliera pas ce service. Vous me seconderez pour sauver votre bienfaitrice.
ROMERO
Ah! seigneur, mon sang, ma vie, tout est à vous.
LE PETIT GARÇON, à Romuro.
Vous voyez que je ne suis pas Gil, mais don Pèdre.
DON PÈDRE
Que vois- je, Inez? Dieu! des chaînes, d'infâmes chaînes sur tes m^ins adorées! oh ! laisse-
moi briser les fers... (U brîM Yiolemment Us chatnei.) LeS
misérables ! QuMls sentiront un jour cruellement ma vengeance! Mais viens, viens maintenant, le temps presse...