‹ Victor Louis, architecte du Théâtre de BordeauxChapitre 2 sur 86 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Croiriez-vous qu’ils ne m’ont pas dit un mot, » pas un seul mot, sur l’ouvrage important que je » viens de faire dans leur ville? J’espère, et c’est ce » qui me console, que le temps m’en fera raison, » et que la postérité et les honnêtes gens m’en » dédommageront. »

Tu disais vrai, Louis, car aujourd’hui ta gloire est définitivement consacrée. Un siècle s’est écoulé depuis le temps où tu vins diriger à Bordeaux les travaux de la Nouvelle Salle de spectacle. A la place où se voyait, sous le consulat d’Ausone, le temple des dieux tutélaires de la Cité, ruiné depuis par la foudre et la guerre, enfin complètement détruit par la volonté de Louis X1Y, ton génie élevait, sur le versant de cette même colline, un nouveau temple, qui, lors de son inauguration, inspirait à ton ami, le marquis de Saint-Marc, cette strophe élogieuse :

Jouis de ton triomphe. Entends, de toutes parts,

Honorer en toi le grand homme Par qui l’heureuse France, asyle des beaux-arts,

Ne doit plus envier ni la Grèce, ni Rome !

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