DE NOTRE TRES SAINT PERE I. E PAPE. XVII
Sa bienheureuse mort, le 31 octobre 1617, dans la quatre-vinct-septièiue année de son â?e.
Cinq mois durant, l'âme d'Alphonse fut dévorée par cette angoisse ; à la fin, Jésus-Christ et sa sainte Mère apparurent au vieillard alors gravement malade, et ils remplirent son âme de la suavité de l'amour divin, en la laissant dans une parfaite paix. Ce n'est pas une lois ou deux, mais très souvent, qu'Alphonse jouit de leur présence et de leur entre tien pendant la maladie qui précéda sa mort; à ce point, qu'on peut dire avec vérité qu'il a été enivré de l'abondance de la maison de Dieu avant d'y avoir été introduit. Il s'envola au séjour des bienheureux, le matin du 31 octobre, au moment où commençait la vigile de la solennité de Tous les Saints, l'an 16 17, à l'âge de quatre-vingt-sept ans, après que, le regard fixé sur son crucifix, il eut prouoncé d'une voix très forte les doux noms de Jésus et de Marie.
A peine la mort de saint homme fut-elle connue' dans Tile qu'il se fit un admirable concours des habitants de toutes les classes pour vénérer son corps. Le clergé, les congrégations religieuses, la noblesse, les magistrats, le peuple, accoururent en foule et avec une grande dévotion à l'église où il était exposé. On ne pouvait se lasser de le voir, on couvrait ses mains de pieux baisers; tous assuraient que son seul aspect, les enflammait de l'amour divin.