Vie d'Adèle Coulombe [microforme]
Nous avons vu la Vie D'ADÈLE COULOMBE , Religieuse Hospita- | lière de l'Hôtel- Dieu de Montréal en Canada, et nous lui | donnons notre pleine approbation. Car il nous a paru, en | parcourant cet ouvrage, qu'il était de nature à faire sur les | bonnes âmes, que la vertu attire par ses charmes, de douces et | vives impressions. |
On y trouve en effet, d’un hout à l'autre, des sentiments d’une piété tendre, que l’auteur, qui a connu particulièrement la Religieuse dont il écrit les saintes œuvres, à su présenter à ses lecteurs sous des traits qui font aimer la vertu, tout en faisant connaitre celle qui l’a si bien pratiquée.
On reconnait cette parfaite Religieuse à son langage, à son style, à son caractère, qui semblait avoir été frappé par le Créateur tout exprès pour être, dans ces temps mauvais, une expression vivante d’une âme qui est faite pour donner au monde le spectacle des vertus les plus candides et les plus aimables.
L'impression des personnes pieuses qui ont déjà lu cet ouvrage, est qu'il est de nature à répandre un parfum délicieux, non-seulement dans les Maisons Religieuses, mais encore dans les Pensionnats et dans les bonnes familles du monde qui, au milieu de ce siècle corrompu, conservent le feu sacré de l'amour divin.
Puisse cette vie d’une humble Sœur Hospitalière confondre la sagesse des prétendns sages du monde, qu: : étudient à combattre l'Etat Religieux, qui représentent les voux sacrés que l’on y fait comme un joug insupportable, et qui voudraient faire croire que les personnes que Dieu y appelle, ne peuvent y être que souverainement malheureuses !
Nous le bénissons donc, avec toute l’effusion de notre âme, cet ouvrage; et nous lui souhaitons tout le succès qui lui est dû, et que semblent lui assurer les vertus qui y sont si bien représentées, et les pieuses inclinations qu’il va nourrir et fortifier dans tous les cœurs nés pour les choses célestes.
Donné audit Hôtel-Dieu de Montréal, le 23 janvier 1864.