‹ Vie d'Adèle Coulombe [microforme]Chapitre 100 sur 162 · LIVRE v · texte numérisé non relu

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Mere, et à saint Joseph, afin qu’ils m'obtiennent la grâce de faire une bonne confession. Dès lors je ne porte plus mes propres dispositions au saint tribunal ; j'en emprunte de bien plus saintes que les miennes. Je ne réserve pour moi que les accusations et la confusion. Après la confession, je prends les moyens d'avancer vers la perfection. Depuis plusieurs semaines, au sortir du confessionnal, je ne fais pas d’autre propos de me corriger que celui-ci : je m’abandonne tout simplement à Notre-Seigneur, et je lui dis : « Bon Maître, voici mon cœur, faites-en ce que vous voudrez; qu'il demeure comme un jouet entre vos mains, avec lequel vous puissiez faire ce qu’il vous plaira, soit que vous le combliez de caresses, soit que vous l’abreuviez d’amertumes; pourvu qu’il demeure uni à vous, c’est tout ce qu’il désire. » Par suite de cet abandon que je fais à mon Maitre après la confession, il arrive, en effet, que ce doux Sauveur agit en moi avec un pouvoir absolu, et qui serait encore plus grand si je n’y apportais pas tant d'obstacles. »

Aprés la confession, elle allait à la sainte communion pour puiser dans sa source la grâce de cette vie pratique. Voici comment elle s’exprime à ce sujet : « C’est surtout dans Ja sainte communion que je sens le besoin de me placer dans le cœur de Jésus. Pour être plus sûre de mon coup, j'intéresse bien des personnes en ma faveur. Pour cela, je monte par la foi jusque dans le ciel; je frappe à la porte de ma future et bienaimée patrie, et, sitôt que la porte s’entr’ouvre, j’invite Marie, ma bonne Mère, saint Joseph, les saints du jour, tous les saints anges, et, en particulier, les vierges qui suivent l’Agneau ; je les invite tous à venir m'aider à bien recevoir leur Dieu. J’emprunte leurs saintes dispositions, et, ainsi escortée, je m’avance vers la sainte Table, ayant bien scin de marcher la dernière, afin que mon adorable Époux soit réjoui par la vue de tant de saintes âmes, et qu’il me recoive ensuite favo-

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rablement. Quand j'arrive près de lui, je ne lui parle pas beaucoup; mais je m'élance dans son cœur, et, plutot que de me rejeter, cet aimable Jésus aime infiniment mieux m’accueillir, pour me gagner intérieurement. Quant à l’action de grâces, c’est presque toujours à la sainte Vierge que j’ai recours. Je présente toutes mes misères à Notre-Seigneur, je lui demande de me garder dans son cœur et de vouloir bien m'’assister : Jésus devient alors mon action de grâces. Je lui expose mes besoins; je m’abandonne à son Esprit, et, si dans la journée je fais des fautes, je cours sans me décourager à mon trésor, et j’en tire de quoi payer mes dettes. »

Telles étaient les dispositions de cette âme si pure et si fervente dans toutes ses actions. Après avoir admiré en elle un si bel intérieur, suivons-la maintenant dans l'exercice de la charité envers les malades, et nous trouverons encore en elle un type achevé d’une véritable hospitalière.

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