‹ Vie d'Adèle Coulombe [microforme]Chapitre 29 sur 162 · LIVRE Il. EY · texte numérisé non relu

LIVRE Il. EY

omble, « perçois de tout. » J’insistais en lui disant : « Disint Pêre « moi donc la cause de ta peine, et pourquoi tu pleuon dog- M « rais pendant le sermon. — Ah! dit-elle, ce Monsieur lée Con- M « qui a prêché a si bien parlé des Douleurs de Marie rs, elle | « que je ne pouvais faire autrement que de pleurer. oi, dans « Oh! que les religieuses qui sont ici sont heureuses ne nou- « de pouvoir honorer d'une mauière toute particulière elée à la « la Mère des Douleurs ! » Cette dévotion ne fit que , j'aime s’accroître dans la suite. Dans sa dernière maladie, la niter me supérieure de l'Hôtel-Dieu, connaissant sa devotion

dont ce pour les Douleurs de Marie, eut l’heureusé idée de ardent de faire placer près de son lit la statue de Notre-Darnearie. Elle de-Pitié, faite sur le modéle de la statue miraculeuse use lettre MA que possèdent les sœurs de la Congrégation. Adèle fit 855, aux M éclater la joie la plus vive en voyant cette statue védont elle M nérée, et l’on ne saurait dire combien elle s’estimait

soi CŒUT,

heureuse d’avoir cet aimable témoin de ses souffrances, et de mourir sous les yeux de Celle qui avait vu au

manifesta Calvaire Jésus expirant sur la croix, et qui avait reçu ins Adèle, M ses derniers soupirs.

ne de ses Après Marie, saint Joseph tenait le premier rang , des Dou- dans ses affections. Elle l’aima et l’honora aussi dès ses je l’enten- plus teudres années. « Quand nous allions ensemble à cta-Mater, l'église, dit une de ses anciennes compagnes, elle me os bonnes conduisait toujours à l’autel de Saint-Joseph. Je n’oue image de blierai jamais le dernier mois de Saint-Joseph qu’elle

resque dé-

ment pen- k nsemble à fète qui se PS -Sept-Dou- à très-sainte À

a passé dans le monde, Elle me disait, à la fin de ce beau mois : « Ils sont donc finis ces heureux jours de « grâce ! Je voudrais bien les voir durer encore; j’es- « père que nous irons toutes les deux faire ce beau mois € et honorer saint Joseph au ciel. » Et, comme nous étions crphelines l’une et l’autre, elle ajouta : « Nous

t je la vis M u’au sortir M on chagrin. À oulut faire # put, tu t'a- h

«irons rejoindre ton père et le mien; car il faut es- « pérer qu'ils sont heureux tous les deux. » Mais sa dévotion redoubla surtout quand elle eut reconnu que Dieu lappelait à entrer dans un institut religieux destiné à honorer l'époux de Marie, et à perpétuer ses

vertus. Ce grand saint n’est pas oublié dans son petit recueil, où l'on irouve des prières, des pratiques, des associations en son honneur, des formules de consécration à saint Joseph, avec le petit opuscule de M. Olier sur la dévotion à saint Joseph, où elle aimait à contempler les grandeurs de son cher patron. Enfin elle l’aimait vraiment comme son père, et, après les noms de Jésus et de Marie , celui de Joseph était sans contredit le plus cher à son cœur. |

Après les trois membres de la sainte famille, Adèle avait encore une dévotion spéciale pour sainte Thérèse, qui, avec l’amour de l'oraison, avait renouvelé dans le monde la dévotion à saint Joseph. Elle vénérait égalelement saint François d'Assise, à cause de ses stigmates et de son tendre amour pour Jésus crucitié. Souvent elle allait lui rendre visite à l’église des Ré- culte collets. « J'aime beaucoup cette égiise, disait-elle à sa quabl sœur; je ne puis jamais contempler l’image du grand M d'ail saint François d’Assise sans me sentir portée à com- tion « patir davantage aux souffrances de Notre-Seigneur. » Elle manifestait aussi en toute rencontre une dévotion particulière envers saint Antoine de Padoue : « J'aime ce bon saint, disait-elle agréablement; car, puisqu'il fait retrouver les objets perdus, il me fera recouvrer les grâces que j’ai eu le malheur de perdre. — Et qu'as-tu donc à reconvrer, toi, qui n'as jamais perdu la grâce, lui demandait sa sœur? — Ah! répliquait Adèle, il y a toujours des grâces que l’on perd, et j'espère qu’au moins saint Antoine m'empèêchera de perdre celles que le bon Dieu à mises dans mon cœur. » Cette sainte enfant avait aussi une singulière vénération pour le bienheureux Benoït-Joseph Labre, à cause de son amour pour la vie cachée et abjecte.

Enfin l’on peut dire que tous les saints étaient l’objet de son amour; elle respectait en eux une portion de l'esprit de Jésus-Christ; et, pour mieux leur rendre ses

Page 1