‹ Vie d'Adèle Coulombe [microforme]Chapitre 28 sur 162 · LIVRE If · texte numérisé non relu

LIVRE If

« aujourd’hui. » Elle disait à cette même compagne qu'elle était dans l'habitude de mettre son chapelet à son cou. « Avec cette arme, ajoutait-elle en le montrant, je ne crains rien. »

La pieuse enfant fut aussi recue membre de l’archiconfrérie érigée dans l’église cathédrale de Montréal, en l’honneur du très-saint et immaculé Cœur de Marie pour demander la conversion des pécheurs. Son billet d'admission porte qu'elle n’avait alors que huit ans, ce qui prouve combien son cœnr sy'upathisait de bonue heure avec celui de la plus pure des vierges.

Parmi les mystères de Marie, deux surtout étaient l'objet de son zele et de sa piété : celui de son Immaculée Conception et celui de ses Douleurs.

Le premier excita toujours dans son âme innocente nne sorte de dévotion instinctive. Dès sa plus tendre “fance, elle allait souvent se prosterner devant une ancienne image de Marie Immaculée, qu: lon conserve encore dans Ja famille, et l’on a remarqué qu’elle ne passait jamais devant ceite image sans la saluer et lui adresser quelques prières. Elle s'était fait un petit livre qu’elle avait relié elle-mème, et qui était composé de plusieurs feuilles et images destinées à lui rappeler ses dévotions favorites, mais principalement sa dévotion à l’Immaculée Conception, en l'honneur de laquelle elle s'était prescrit plusieurs prières et pratiques journalières. Dans ce cuite et ia méditation de ce mystère, d’où s'exhale comme un parfum de pureté, elle puisa un grand amour pour la vertu des anges, et, crvissant, pour ainsi dire, à l’ombre de ce lis virginal, elle résolut, dès ses premières années, d’honorer par une virginité perpétuelle l’éminente pureté de la Reine des vierges. Par des motifs analogues , Adèle aimait beaucoup la Couronne d'Or, et ne manquait j mais de communier à son tour le 8 de chaque mois, se réjouissant d’une si belle institution, qui procure tous les jours de l’année tant de messes et de communions en l’honneur

de la Vierge immaculée. Mais sa joie fut au comble, lorsque, le S décembre de l’année 1854. le saint Père Pie IX publia avec tant de solennité la définition dogmatique qui fit de la croyance en l’Immaculée Concep'ion uu dogme de foi catholique. Dès lors, elle écrivit dans son petit livre sa profvssion de foi, dans laquelle elle adhère à cette croyance avec une nouvelle ardeur, trop heureuse si elle était apjelée à la sceiler de son sang. «O Marie! s’écrie-t-elle, j'aime votre pureté sans tache, et le désir de l’imiter me brûle ot me consume. » Langage énergique dont ce cœur pur se servait pour exprimer son desir ardent de devenir semblable au Cœur virginal de Marie. Elle avait aussi inséré dans son petit recueil la pieuse lettre pastorale que Ms de Montréal adressa, en 1855, aux communautés religieuses de son diocèse, et dont elle se servait pour méditer ce mystere si cher à son cœur, et pour en respirer les célestes parfums.

La dévoton aux Douleurs de Marie se manifesta aussi dès son enfance. « J’ai remarqué dans Adèle, lorsqu'elle était encore toute petite, dit une de ses compagnes, une dévotion tendre à la Mère des Douleurs. Souvent, dans ses recréations à l’école, je l'entendais chanter cette strophe du Stabat : Sancta -Mater,

istud agas, ete. Je me rappelle aussi que nos bonnes À

maîtresses avaient mis dans notre école une image de Notre-Dame-de-Pitié; Adèle ne pouvait presque dé-

touruer ses yeux de cette image, principalement pen- M dant ses prières. Un jour, nous allâämes ensemble à À l'église de la Providence, pour une petite fête qui se Bi célébrait en l'honneur de Notre-Dame-des-Sept-Dou- À leurs. Le sermon se fit sur les Douleurs de Ja très-sainte Bi Vierge; je regardai ma prtite voisine, et je la vis M pleurer. Cela me fit une telle impression, qu’au sortir LR de l’église je lui demandai la cause de son chagrin. M Confuse de se voir découverte, Adèle voulut faire À diversion en me disant : « Toi, tu vois tout, tu t’a- À

« P « m QC Ta « qi @ qu « OI « de « la s’acc Sup] pour faire de-P que p éclate nérée heure:

et de Calvai ses del

Page 1