‹ Vie d'Adèle Coulombe [microforme]Chapitre 45 sur 162 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

tume; elle lui en fit la remarque. « Ah! répondit la vertueuse enfant, peut-on jamais prier trop longt-mps pour les âmes du purgatoire ? » Cette dévotion la portait à visiter régulièrement le cimetière, surtout dans la belle saison. Là elle donnait un libre cours à ses prières pour ses chers défunts. Elle se rendait d’abord à la grande croix qui est au milieu du cimetière, et y récitait un De profundis pour tous les morts qui y sont enterrés. Elle se rendait en-uite à la tombe de son bon père, dont le souvenir lui rappelait tant de belles lecons; elle y demeurait longtemps, épanchant son cœur devant Dieu, et satisfaisant au besoin qu’elle éprouvait de témoigner à ce cher père son amour filial et sa tendre reconnaissance. La suite nous dira les touchanis adieux qu’elle fit à ce père bien-aimé avant son entrée à l’Hôtel-Dieu. Mais il nous faut à présent la suivre à la Persévérance, où ses progrès en tout genre vont la placer au premier rang parini ses compagnes.

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