‹ Vie d'Adèle Coulombe [microforme]Chapitre 49 sur 162 · LIVRE INT · texte numérisé non relu

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interpelle alors sa Persévérante, et lui demande si c’est bien elle qui a composé ce dialogue : « Oui, Monsieur, répond l'enfant toute confuse et baissant la tête; si je n'ai pas réussi, j'ai du moins fait tout mon possible. » Tout le monde fut pénétré d’admiration pour une modestie si rare jointe à des talents si distingués et si précoces.

N'ayant entrepris ces pour rendre le catéchis porta depuis à brûler ci ce qui pouvait la relever à les hommes. Voici néanmoins un fragment de l’un ue ces dialogues, qui nous a été conservé et qui, avec celui qui a été cité plus haut sur le zèle des missionnaires, peut nous donner une idée de ceux que nous n'avons plus. Elle parle de la sainte communion, qui est son sujet favori. « Qu'est-ce que l’homme, à mon Dieu? s’écrie le Prophète à la vue de la faveur préciense de la sainte communion. Vous l’avez égalé aux anges en lui faisant partager le même aliment. L'homme avait voulu s'élever jusqu’à Dieu en mangeant le fruit défendu de l'arbre de vie : « Si vous mangez de ce fruit, vous ne « mourrez point, » disait le serpent séducteur à nos premiers parents, « et vous serez comme des dieux. » Ce qu’il leur promettait faussement, la charité de notre Dieu l'opéra dans le mystère de la sainte Eucharistie : l’homme devient semblable à Dieu en mangeant l’auteur de son être; il vit éternellement en mangeant l'auteur de la vie. Après la sainte communion, tout ce qui tient encore à la terre est au-dessus de nous : la magnificence de Dieu y éclate de toutes parts, malgré les voiles qui la couvrent; la joie, l’abondance et la paix font l’ornement et le charme de ce festin d’amour. Faut-il ètre étonné qu’un saint ravissement, qu’une chaste ivresse transportent à jamais tous les cœurs? Dans l'impuissance d'exprimer notre joie, du moins nous nous souviendrons de nos résolu-

que par obéissance et ant, son humilité la u de détruire tout

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