LIVRE V
l'attirer à lui, mais sans lui permettre toutefois d’an+ ticiper sur les moments où il devait se communiquer à elle d’une manière plus étroite. Ce temps semblait arrivé. Los grâces particulières qu’elle reçut alors nous permettent du moius de le croire. Vers cette époque, en effet, un attrait où l’on ne peut méconuaitre l’opération de l’Esprit - Saint, la porta comme visiblement à jeter sur le papier les sentiments dont son cœur surabondait , et la bonté de Dieu, pour ôter tout doute à cet égard, a voulu que plusieurs de ces écrits où elle nous peint ses dispositions intérieures aient été retrouvés après sa mort. Ces pièces intéressantes nous seront d’un grand usage pour découvrir les merveilles que son humilité parvint à tenir cachées toute sa vie, mais que Notre-Seigneur veut à présent manifester pour l'édification des âmes pieuses, Rien, en effet, n'est plus digne d'intérêt dans l’histoire des âmes saintes que l'histoire même de leur intérieur, où réside tout leur mérite comme toute leur gloire , surtout lorsque Dieu les porte à nous le décrire elles-mêmes, ce qui est précisément arrivé pour la sœur Coulombe. Avant donc de la représenter à l'œuvre dans l’exercice extérieur de la charité, arrêtons-nous à considérer avec attention le tableau de sa vie intime et le principe intérieur qui la faisait agir. Le 14 octobre 4835, elle commence par constater les nouvelles opérations que l'Esprit-Saint produisait dans son âme et les torrents de grâces dont elle était inondée. « Il me semble, dit-elle, que depuis quelque temps il se fait en moi un changement universel dont la vue me remplit de confusion , et me fait connaître plus clairement combien Dieu est bon pour ma pauvre âme, et aussi combien je suis petite et incapable de jui donner plus en échange d'un si grand bienfait, Qu’ai-je fait à mon Dieu pour qu’il daigne ainsi abaisser ses regards sur moi? Que lui ai-je donné jusqu’à présent pour qu’il soit si généreux et si prodigue à mon égard? Hélas! rien, absolument rien,
car je l’ai toujours offensé. Oh! comme la vue de ces faveurs me fait bien voir ma bassesse et mon indigence! Que je demeure donc dans mon néant! Lorrsque je considère que pour tant de bienfaits je n'apporte qu’ingratitude, je voudrais pouvoir asserm'humilierafin qu’il ne restät plus en moi que la conviction de ma faiblesse, jointe à l'amour et à la reconnaissance envers mon Dieu ; je voudrais disparaitre des regards des créatures pour ne plus m'occuper que de Dieu, ou du moins je voudrais m’effacer de leur souvenir pour ne pas occuper dans leur cœur une place que Dieu seul doit remplir. Quand je dis que je demeure dans mon néant, qu’on ne pense pas que je n’aie plus aucune pensée d’orgueil , ou que je sois bien humble. Oh! non, c’est tout le contraire ; les pensées de vaine gloire me poursuivent partout pour me faire croire que je suis quelque chose, Mais je m’adresse à Marie, mon refuge; je la prie de dompter en moi cet esprit de superbe qui me harcèle sans me laisser aucun repos ; et cette Mère compatissante veut bien m’aider et combattre avec moi, car de moi-mème je ne puis rien. Oh! que je sens le besoin de reconnaissance ! Maintenant que je sens mieux la présence de Dieu en moi, je voudrais lui prouver mon amour d’une manière plus vive et plus expressive; je voudrais souffrir pour lui et me mortifier en toutes choses pour lui témoigner que je l'aime. Mais c’est dans ce temps-là mème que je me sens plus incapable de le faire, Il m'arrive quelquefois d’éprouver ce désir si vivement, que mon cœur semble vouloir se briser en mille pièces et s’élancer vers son centre divin ; mais il s'aperçoit qu'il est encore prisonnier dans ce malheureux corps qui le retient séparé de Dieu. Je suis obligée dans ces moments de violence de demeurer assise ou à genoux, selon que je me trouve, et de souffrir la peine si vive de ne pouvoir m'abimer et m’anéantir en Dieu comme je le voudrais, et de ne pouvoir disparaitre et me fondre dans son amour. Alors j’offre àce bon Maître
mc cor me tou gra les me con les m'a P cœu Diet l’éta les] avai pass raiss disai Dieu c’est C’est arde voul mais lui p si ell tail je dé Mais mou Dieu peu de tr
que 1 tous 1
Qu
1e de ces digence!
'rsque je rte qu’inafin qu'il faiblesse, jers mon créatures moins je s occuper remplir.
it, qu'on isée d’orc’est tout ursuivent que chose, la prie de 1e harcèle compatisoi, car de s le besoin s mieux la puver mon «pressive ; en toutes c’est dans
briser en
malheuis obligée assise ou à