‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 110 sur 215 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

vagée par les Suédois et les Norwégiens que par les Danois. Ceorl, gouverneur du Devonshire , les battit à la vérité et les mit même en -uite; mais, enhardis par l'arrivée d'une flotte danoise de cent cinquante voiles dans les eaux de la Tamise, ils n'en passèrent pas moins l'hiver dans l'île de Sheppey.

7. D'une part, la nature formidable de cet armement, et de l'autre cette opiniâtre persévérance dans leur entreprise, prouvoient clairement qu'ils ne venoient plus comme autrefois en simples aventuriers, mais bien pour conquérir, ou ce qui revient au même quand il s'agit d'eux, pour exterminer.

8. Ils pillèrent Canterbury et, peu de temps après, Londres. Bertulf, roi tributaire de Mercie , marcha contre eux à la tète de toute son armée ^ fut battu et mis en fuite. Après ce succès, les en\ahis-

seurs se répandirent de tous cotés dans le Surrey.

9. Adelwolf, qui ne manquoit ni de courage ni de résolution , se mit enfin en campagne avec toutes ses troupes. Il étoit accompagné par Adelbald son second fils. Il livra bataille à l'ennemi à Oakley, province de Surrey ; et la victoire fut longtemps indécise. Enfin les Anglais restèrent maîtres du champ de bataille couvert de cadavres des Danois. Jamais les envahisseurs n'avoient encore essuyé en Angleterre une aussi rude défaite.

iQ. La même année, Adelstan, fils aine du roi, à qui son père avoit cédé le Kent et le vSussex , livra bataille aux Danois a Sandwich, où étoient leurs vaisseaux, et leur en prit neuf *.

* Spelman ràppoile, sur le lémoignage de- Malmesbury, Huntington et autres écriwiiiis

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