CHAPITRE IV. 22J
suivant l'usage des Saxons, les enfants ne parussent pas en public avant d'être en état de porter les armes, le roi et son épouse ne purent se refuser la joie de le montrer souvent aux Saxons. Par sa beauté, par sa gaîté ^'t par son amabilité, il gagna l'affection du peuple aux yeux duquel se révéloit chaque jour davantage le grand génie qui devoit éclairer et féconder l'Angleterre.
i5. La prédilection d'Adelwolf pour son fils Alfred se manifesta visiblement, quand il le fit partir pour Rome à l'âge de cinq ans avec une suite nombreuse. Il i'envoyoit auprès du Pape Léon IV, homme d'un esprit supérieur, qui fut tellement épris des qualités précoces du jeune prince, que non seulement il l'adopta, mais qu'encore il le sacra roi à la demande de son père '.
' Quelques écrivains prétendent que celle consécration n'est autre chose que la confirma-
i6. Il paroît qu'Alfred ne fit qu'un court séjour à Rome. A son retour par la France , il reçut les hommages de plusieurs savants distingués, entr' autres de Grimbald avec qui, sur le trône, il entretint de constants rapports d'amitié et qu'il appela en Angleterre *.
17. Ealher et Huda, l'un gouverneur de Surrey, et l'autre de Kent^ attaquèrent les Danois dans l'Ile de Tlianet et remportèrent sur eux une sanglante victoire. Mais il paroît qu'une seconde bataille fut moins
lion ; d'antres, que c'est l'ordinalion cléricale. Mais, sans faire mention d'autres anciens écrivains non moins dignes de foi, le témoignage de l'évèque Asser me paroît décisif. « Léo papa. . » Alfredum oppido ordinans anxit in regem.yJe suis assez de l'avis de Spelraan, qui présume qu'Adelwoif destinoît à ce fils chéri un des étals de THeptarchie,
' Vila Grimbaldi ( apud Turncrum ).