‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 158 sur 215 · CHAPITRE XIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIY

Eîisor extraordinaire donné par Alfred à la marine anglaise. — Organisation intérieure du pays. — Origine du jury.

1. Alfred , âgé alors de trente ans , a voit réussi à arraclier sa patrie à la barbarie , à l'esclavage et à l'idolâtrie qui la menaçoit, et àreconstituer l'Heptarclile anglo-saxonne dont il gouvernoit une partie (i'Estangîie et la Nortlmmbrie) par l'intermédiaire de Gutlirura , et le reste par lui-même.

2. Par sa sagesse et par son courage, il ctoit parvenu à vaincre un eimemi redou-

table et à conserver l'indépendance des Saxons. Sa douceur et son humanité envers les vaincus, avoient fait d'ennemis au-

propriétés, soit en leur en assignant dans des pays dévastés, quand ils n'en avoient pas, de paisibles cultivateurs d'un sol qu'ils étoient peu disposés à partager avec de nouveaux aventuriers du Nord, et qu'ils étoient au contraire prêts à défendre contre tous. Nous avons vu dans le chapitre précédent comment Hastings s'étoit séparé de Guthrum. Les colons danois se trouvoient lieureux sous le sceptre d'un héros qui étoit le père de tous ses sujets. Ina, son glorieux aïeul, dont les vertus comme celles d'Alfred avoient été sanctifiées par une véritable piété, avoient assimilé devant la loi les Bretons vaincus aux Saxons, Alfred agit de même à l'égard des Danois vaincus. Il les gouverna selon les mêmes lois que les Saxons. Le meurtre d'un Da-

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