CHAPITRE XXII
fants de la bourgeoisie, et même les princes ses fils.
1. Pendant qu'on leur apprenoit à lire les auteurs latins et à écrire en latin, on ne négligeoit pas leur langue maternelle dans laquelle on leur faisoit apprendre par cœur des psaumes, ainsi que les passages les plus remarquables des poètes saxons.
3. Asser rapporte que les enfants faisoient de si rapides progrès dans celte école qu'on pouvoit déjà les considérer comme savants à un âge où ils étoient à peine capables de s'adonner à la chasse et aux autres exercices chevaleresques.
4. Il est vraisemblable qu'il y avoit aussi dans cette école des orphelins. Un j »ur en effet qu'Alfred étoit à la chasse dans une forêt, il entendit partir d'un arbre les •vagissements d'un enfant nouveau né. Il ordonna à ses gens de chercher, et ils découvrirent dans un nid d'aigle un bel enfant vêtu de pourpre et ayant aux bras
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des bracelets d'or. Turner présume, ce me semble avec raison, que c'étoit l'enfant d'un Danois , car il en erroit un grand nombre çà et là en Angleterre ; et c'étoit la coutume de ce peuple d'exposer les enfants nouveau-nés dont les parents ne vouloient pas se charger. Alfred le fit baptiser, lui fit donner une bonne éducation et le nomma Nestingum (du mot Nest qui signifie nid].