Il est probable que les habitants dm
' Tacit. Agric. Dio. Cas.«.
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nord de la nouvelle province inquiétèrent souvent leurs voisins du midi, et s'unirent aux Calédoniens , puisque nous voyons l'empereur Adrien, quand il vint visiter la Bretagne, faire construire un nouveau mur qui s'étendoit depuis l'embouchure de la Tyne jusqu'au golfe de Solway, et ne comprenoit pas par conséquent le pays des Maetiens. C'étoit renoncer à toutes les conquêtes faites par Agricola en Bretagne, et. même , au nord-est , à une petite partie du territoire proprement dit de la Bretagne K
' Quelques détails sur la division géographique de la Bretagne au temps de la dominatiou romaine , et sur les rouages de la machine administrative à celte époque ne seront sans doute pas ici hors de propos.
Alors que la puissance dos Romains avoit acquis sa plus grande extension dans l'île , le lerritoii'e qu'ils y occupoient éloit inégalement partagé en six provinces , placées cha-
38 VIE d'alfred-lk-guand.
87. Sous le règne d'Antonin le Pieux ( c'est-à-dire entre les années i38 et 161
cune sous le commandement d'un préteur.
L'exirémilé méridionale de la Bretagne, comprise entre la Tamise et le canal de Bristol au nord et la Manche au midi , formoit la plus riche de ces provinces ; on la nommoil Britannia prima, soit à cause delà priorité de conquête , soit à cause de sa position géographique. La partie du territoire appelée aujourd'hui pays de Galles formoit le second gouvernement ; il étoit désigné sous le nom de Britannia secunda. Venoit ensuite la province appelée Flavia cœsariensis , bornée à l'ouest et au sud par les deux précédentes , au nord cl à l'est par l'Humber ^ le Don et l'Océan germanique. Si dans l'ordre assigné à chacun de ces gouvernements , on avoit eu égard à l'étenilue du territoire , la Flavia cœsariensis , au lieu d'être au troisième rang , eût clé au premier. Au-delà de l'Humber se trouvoit la quatrième province , appelée Maxima : elle s'étendoit au nord jusqu'à la Tyne et l'Eden ; à