‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 42 sur 215 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

daffpar saint Germain en 446, quatre ans avant le débarquement des Anglo-Saxons.

On nesauroit ici méconnoitre les voies particulières de la divine Providence qui permit que ces établissements fussent fondés par saint Germain dans le pays de Galles; contrée qui , défendue par ses montagnes, ne put être conquise par les Anglo-Saxons et où vinrent se réfugier un grand nombre de Bretons au fur et à mesure que le reste de l'île tomba au pouvoir des envahisseurs.

18. Ecoutons ce que dit à ce sujet un écrivain protestant de notre époque , Robert Henry, qui, dans son excellente histoire de la Grande-Bretagne , s'exprime en ces termes : « Après le départ de Germain , » les églises de la Bretagne furent gouw vernées avec beaucoup de sagesse, et , « grâce à ses disciples, furent préservées >/ de l'hérésie. Parmi ceux-ci , Iltutus et » Dubritius se distinguèrent particulière-

8o vi£ u'alprld-le-grand.

>' ment tant par leur science que par lenr » zèle et leur piété. Dubritius fut d'abord >' évêque de Landaff et plus tard arche- » vèque de Caèrléon. Il avoit la direction » de deux écoles pour les jeunes gens qui " se vouoient à l'état ecclésiastique. Iltu- '" tus étoit directeur d'une savante et cé- » lèbre école dans lé Clamorganshire qu'on » appelle encore aujourd'hui l'église à'W- ■>' tut. Un grand nombre d'hommes distin- " gués qui parvinrent aux plus hautes di- » gnltés dans l'Église , tant en Bretagne V qu'à l'étranger, sortirent de ces écoles; >> par exemple, Samson , archevêque de >' Dol en Bretigne; saint Magloire, son >' successeur sur ce siège ; Ma clou , évê- >v que de St.-Malo ; Daniel, évèque de )j Menevia » ^qui après lui fut appelé Saint- David ) ' et une foiiln d'autres '. C'est

' Lauclaff, Cacrléon , lEglisc cJJllut , ii;iiigor. St. -David sonl ton? situas dan» If î-''-' de Galles.

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