‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 43 sur 215 · CHAPITRE II. 8l · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. 8l

1» pourquoi, au milieu des calamités de » cette époque >' ( celle des invasions des Saxons ) , « les églises de Bretagne fleui> rirent en piété et en science sous la di- » rection d'Iltutus, de Dubritius, de leurs M disciples el de leurs successeurs.... » ^

19. A cette époque, il fut tenu dans Tile plusieurs conciles, dont quelques-uns , comme le fait observer Henry, furent des assemblées composées des hommes les plus distingués dans TÉglise et dans l'État, et où il paroit qu'il fut pris également des décisions sur les affaires publiques et temporelles ^.

20. Il est vrai, comme le remarque aussi Henry , que ce témoignage si favorable qu'il donne aux évêques de cette épocpie et que nous venons de rapporter , ne semble pas s'accorder avec les plaintes

' Robert Henry Ilisloiy of GrcMt Brilaiu. ^ Speim. Cou.

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arnères de l'abbé Gildas sur l'ignorance et la conduite peu régulière du clergé breton. Mais on ne sauroit nier non plus que ce pieux abbé dans son histoire de la destruction de la Bretagne , n'ait fortement rembruni ses couleurs ; ce que peut excuser la triste nature de son sujet et ce que luimême avoit éprouve dans sa patrie opprimée par la main de fer des Anglo- Saxons *.

21. Il est certain que Theleau , David et d'autres évêques de l'Église de Bretagne à cette époque , étoient des hommes aussi pieux qu'éclairés ; mais il est également vrai que la corruption du peuple que déplorent les écrivains et que révèlent les transactions publiques de ce temps, paroît

' Gildas , surnommé le Sage , naquit en 492 de parents illustres, et fut élevé dans un cloître où il apprit à aimer les sciences dans lesquelles il fit de grands progrès pour son époque. Il embrassa l'état monastique , et à

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