Le peuple , dit Gildas, quoique
l'âge de trente et quelques années passa en France , où il se voua à la vie contemplative dans la petite île d'Houat (près de Belle-Isle). n devint ensuite abbé du couvent de Rhouys fondé dans les environs sur la côte méridionale de Bretagne , puis se remit à vivre solitaire dans une caverne , visitant souvent cependant l'abbaye et écrivant l'histoire de la ruine de sa patrie. 11 mourut dans un âge fort avancé et fut canonisé.
» foible contrel'ennemi extérieur, étoit COU' » rageux et belliqueux dans les discordes M civiles. On faisoit des rois , mais Dieu ne « les consacroit point. C'étoient les plus w cruels qui arrivoient aux plus hautes di-
»• gnités Puis on les tuoit sans justice ni
» jugement, et on mettoitàleur place des )> hommes encore plus remplis de malice » et d'iniquité. Si par hasard il yen avoit un » de plus vertueux et de plus humain que )) les autres , il n'en attiroit sur sa tète que » plus de haines et d'inimitiés '.
24» Le bon et vénérable prêtre Bède ', qui florissoit au commencement du huitième siècle, à qui les premiers écrivains anglais ne manquent jamais aujourd'hui encore, à l'exemple de l'antiquité , de donner
' Bède , né en 676 , mourut en 755.
Nous reparlerons en son lieu de ce saint homme.
' Gildas , de Excidio Britanniœ , 19.