CHAPITRE I
boinésparce qu'ils n'a voient habitude de fréquenter que les côtes opposées ^ aux leurs.
3. Il est cependant certain que la Bretagne fut peuplée de fort bonne heure.
Lorsque les Grecs étoient encore dans l'enfance de la civilisation, les Phéniciens fournissoient déjà aux peuples des trois parties du monde, de l'étain, métal dont Homère fait mention , et qu'ils liroient de la Bretagne, ainsi que du groupe d'îles qui forment un archipel vers la pointe sud-ouest, à une journée de distance de cette contrée.
4. Ces petites îles (les Sorlingnes, Silly Islands) ', s'appeloient en grec Cassiterides ^ du mot yao-c-iTspoç, qui signifie étain. On voit que les habitants d'Albion
' Cais, de belle gai. iv. 20.
^ Elles sont situées à 8 lieues de la pointe du comté de Cornouailles ; on en compte jusqu'à 45 rangées en rond. La plupart ne sont que de dangereux ccucils. ( A'ofe àa tradnc ieur.)
et des Cassiterides connurent de bonne heure l'art d'exploiter les mines. On y trouve en effet encore aujourd'hui des puits dont la profondeur indique des travaux d'une époque très-reculée ^. Les Phéniciens, ces Hollandais de l'antiquité, étoient si jaloux de ce commerce, que, pendant plusieurs siècles, ils s'en assurèrent la possession exclusive, en en cachant soigneusement la source. Un bâtiment romain ayant, dans l'espoir de la découvrir, suivi les traces d'un bâtiment phénicien, celui-ci se fit échouer sur un banc de sable où vinrent périr les R. orna ins qui le suivoient. L'équipage phénicien parvint à se sauver et fut indemnisé par le gouvernement de la perte du navire et de la cargaison ^.
» Thomas lyiauricc , Indian anliquities.
' Straho , m. — Hérodote qui écrivoit 5 siècles a^antJ.-C., ne fait point difficulté d'avouer qu'il lui a été impossible de découvrir où sont ûlixéesles Cassiterides ou îles dotain. (A^o^c da traducteur.)