‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 66 sur 215 · CHAPITRE III. 12'J · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 12'J

» J.-C. doit être volontaire et non con- « train t. » *

52. Augustin partit ensuite, suivant la direction qui lui avoit été tracée par le pape , pour Arles en France , où il fut sacré, par l'archevêque de cette ville, archevêque d'Angleterre ; et Canterbiiry devint le siège de sa résidence ^.

53. Après avoir pris racine dans le royaume de Kent, le christianisme , semblable à la lumière de la naissante aurore, se répandit dans tous les royaumes anglosaxons , sans cependant faire partout les mêmes progrès. Partout où étoit portée la parole de vie , elle étoit accompagnée de miracles dont l'incrédulité seule peut révoquer en doute la vérité, miracles dans lesquels le philosophe Burke ne voit rien de contraire à la raison , parce que la propa-

' BedoB Hist. eccl. i , 25.

* Ihid. — 27.

Î2t) VIE D ALFRED-LK-GRAND.

gation de l'Évangile qui en étoit le but , en étoit digne * ; et parce qu'il n'y a d'ailleurs pas de motifs pour croire que la sagesse éternelle, qui a accompli en Orient tant de miracles qu'un chrétien ne sauroit révoquer en doute, parmi des peuples plus éclairés et plus en état de comprendre les preuves surnaturelles que ne l'étoient alors les Anglo-Saxons, n'ait pas voulu employer un moyen si puissant de conviction parmi les peuples de l'occident.

• « L'iuterveutiou immédiate de la divine » Providence en certains cas , pour un but si «important , nest nullement impossible » , dit Burke. Il relève l'aveugle crédulité avec laquelle ont été crus tous les récits de miracles dont quelques-uns semblent ne pas avoir eu de but digue d'un aussi grand moyen ; mais il relève également le mépris injuste avec lequel ils ont été tous rejetés plus tard par quelques individus. « Tliey were t/ien recelved witli a blind creduUtv; they hâve been

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