‹ Vie d'Anne Catherine EmmerichChapitre 15 sur 49 · SON ÉDUCATION DANS LA MAISON PATERNELLE · texte numérisé non relu

SON ÉDUCATION DANS LA MAISON PATERNELLE

i. En apprenant à connaître les heureux parents à la garde et au soin desquels le Seigneur avait confié un trésor si précieux, nous rencontrons un nouveau témoignage de la merveilleuse sollicitude avec laquelle sa Providence dispose jusque dans les plus petits détails les circonstances et les relations au milieu desquelles doivent vivre ses instruments choisis, afin que tout puisse servir à l'accomplissement de la tâche qui leur a été assignée de toute éternité.

Anne Catherine était l'enfant de parents vraiment pieux pour lesquels les bénédictions répandues sur une pauvreté toujours contente, parce qu^elle était dévouée à Dieu, suppléaient ce qui leur manquait du côté du bien-ôtre matériel. Toute leur vie offrait à l'enfant le tableau d'un ménage ordonné d'après les prescriptions de la foi chrétienne, et elle reçut, grâce à leur douce fermeté, l'éducation la mieux appropriée à ses dons et à sa vocation. La maison paternelle était pour Anne Catherine une école de piété et, dans ses dernières années, elle se rappelait encore avec un cœur reconnaissant les avis qu'elle avait reçus de ses bons parents et les habitudes pieuses et réglées auxquelles elle avait été formée par eux. C'était pour elle une douce consolation que d'en parler et de là vient qu'on peut décrire toute la vie des parents avec les propres paroles de leur fille.

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