‹ Vie d'Anne Catherine EmmerichChapitre 29 sur 49 · Peu de temps avant la suppression du couvent · texte numérisé non relu

Peu de temps avant la suppression du couvent

D'ANNE CATHERINE EMMBRICH 257

un jour qa*elle ayait cherché inutilement de la consolation près d'une personne, elle courut en pleurant à travers le cloître, de la porte de l'école à l'église, se prosterna devant le Saint-Sacrement et cria merci. Elle était presque tombée dans le désespoir parce qu'il lui semblait qu'elle seule était cause de tout ce qui se fidsait de mal dans la maison. Dans son affliction elle pria ainsi :

c 0 mon Dieu, je suis l'enfemt prodigue. J'ai dissipé l'héritage que vous m'aviez donné. Je ne suis pas digne d'être appelée votre enfant, ayez pitié de moi! Accueillez' moi, je vous en supplie au nom de votre douce mère qui est aussi ma mère. »

« Alors elle reçut de Dieu la réponse qu'elle devait rester en paix, que sa grftce lui suffisait, qu'elle ne devait plus à l'avenir chercher sa consolation près des hommes.

23. « Bien des fois aussi, quand elle implorait instamment quelque chose et faisait de grandes promesses, elle reçut de Dieu celte réponse : « Comment peux-tu promettre de grandes choses quand les petites te sont si difficiles! »

24. Le doyen Rensing, de son côté, a déposé ce qui suit : c Elle faisait les prières communes avec les sœurs selon

qu'elles étaient prescrites, et de même les autres prières vocales qu'elle avait à faire. Mais quand elle priait pour autrui en son particulier (c'est-à-dire mentalement), elle présentait à Dieu sa requête et lui demandait du fond du cœur de vouloir bien l'exaucer : elle ajoutait un Pater noster ou quelque autre courte prière et souvent elle allait jusqu'à entrer en contestation avec Dieu.

Page 1