‹ Vie d'Artus Prunier de Saint-André: conseiller du roy en ses conseils dChapitre 17 sur 23 · LE CONSULAT AU COLONEL ALPHONSE · texte numérisé non relu

LE CONSULAT AU COLONEL ALPHONSE

Monsieur, nous avons eu à grand plaisir la résolution que vous avez prînse de vous acheminer jusques à la Guillotière pour conférer avec Monseigneur l'archevesquc sur quelques petites difficultezqui restent à vuyder sur les articles que M. Allard vous a aportez de la part du Conseil et de la nostrc. Geste conférence ne sçauroit estre si tost que nous la désirons, et par ce vous prions nous de choisir le -jour qui vous sera le plus commode, et de nous le faire savoir, aux fins de vous préparer le logis pour vous y recepvoir, non si bien que vous méritez et que nous désirerions, mais selon le temps

Attendant doncques ce bonheur, nous clorrons la présente après vous avoir humblement baisé les mains, et prié Dieu, etc.

De Lyon, ce 2° février 1594-

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i594- — '7 Kvrier.

Le colonel Alphonse et M. Prunier de Saint- André, président au Parlement de Daupbîné, estant venus au Consulat, accompagnés de M. de Chevriëres, baron de Saint- Chamond, de M de Vie, et autres seigneurs, ce président exposa :

a Que estant à la Cour de S. M., et sur son partement, « pour retourner à sa maison, sadite Majesté luy avoit • commander de passer par ceste ville avec le seigneur de € la Fin, et de remonstrer aux bons serviteurs qu'elle y « avoit, quelle aymoit et respectoit grandement ladite e. ville, laquelle,semettantensonobéissanceseroittraictée c et respectée sur toutes les autres, avec les privilèges, € libertez et immunitez qu'elle sauroit désirer, luy estant a. déféré le choix et eslection de tel seigneur qu'elle vou- < droit choisir et eslire pour son gouverneur en chef. Se « pouvant asseurer de sa bonté qu'elle se remeitroit tous- « jours pour ce regard au jugement et volonté de ladite " ville, ainsy que luy et ledit sieur de la Fin en ont eu « plein pouvoir, par mémoyres et instructions de S. M. ( que, pour ce, il a exhibez, par lesquels S. M. accordoit t le gouvernement à Mk' l'archevesque de Lyon, et à son « refus, au sieur de Chevrières, si ladite ville avoit l'un ou ■ l'autre pour agréable. »

Le colonel d'Ornano dît aussi :

« Qu'il s'estoit acheminé jusques en ceste ville à deux « fins, l'une pour fortifier les bons serviteurs que S. M. y « avoi', et l'autre, pour assister des forces de S. M. contre c celles de Me' de Nemours et du marquis de Saint-Sorlin,

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( comme il feroit, pour avoir trouvé ladite ville réduite de K son propre mouvement au service et obéyssance du Roy, K son souverain dont il louoit Dieu >,

Ibid.

t6oi. — 27 leptembre.

A MONS^ DES DIGUIÈRES.

Mons'' des Diguières, combien que j'ay résolu de vous dépescher les' présidentde Saint Jullien, toutesfois pendant qu'il est allé foire un tour à Paris, il a pieu à Dieu nous donner aujourd'hui unDaulpfain. Je n'ay pas voulu différer à son parlement de vous en dire la nouvelle que je sçais qui vous sera si agréable que je la vous ay voulu envoyer exprès par le s' d'Espinay. Je le mande aussyà ma Court de Parlement de Daupbiné et aux depputez des Estais du dict pays, comme à ceux auxquels ceste bonne nouvelle doibt estre plus agréable, comme y ayant particulièrement întérest et advantage. Escript à Fontainebleau, le XXVII' jour de septembre 1601.

Henby.

Berger de Xivrej : Lettres missives, t. v, p. 478.

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