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notre tempéramsnt si avide de changement, quelle souffrance poignante dans la vie!
O Jésus crucifié, aidez - moi à accepter d'avance les souffrances que, dans votre Providence, vous me destinez. Que je sache les porter en silence , ne parlant de mes croix qu'à Vous seul, pratiquant ainsi ce qu'une âme profonde a si délicatement appelé: ‘LA VIRGINITE PE LA SOUFFRANCE!"”’ Quel mérite, quelles grâces, quelle fécondité je trouverai alors dans mes peines, mes luttes et mes douleurs : quelles douceurs je finirai même par découvrir au fond “de tout calice d’ amer tume!"...
PETITES Il n'y a pas, à proprement parler, de ‘“Pe- VERTUS. tites”’ vertus. En soi, la vertu est toujours
quelque chose de grand et de sublime, puisque c’est un acte qui se rapporte à Dieu, qui est fait pour Lui.
Mais il est convenu d'appeler “‘’ : ; ‘’ertus”’ certains actes qui se rencontrent dans : : Sociale ordinaire et qui portent sur des objets c r ins, de ‘‘ petits riens ” en apparence, comme: un sourire, un mot aimable, une réponse polie, un regard de bonté et de sympathie, etc. Dès lors, parle principe qui les suscite et par les résultats qu’elles procurent , ces “ Petites Vertus ” ont une réelle grandeur , une vraie noblesse. Leur indispensable nécessité dans la vie religieuse nous oblige d'en parler. Nous nous bornerons aux principales.
1.—L'INDULGENGE. Cette vertu consiste, non pas à ne ps remarquer les fautes ou à les dissimuler, mais à voir ce qui peut les diminuer , les excuser, du moins Les expliquer .
Est indulgent celui qui ne retire pas son estime à celui qui fait une faute, mais l’accueille toujours avec affection, dès qu’il le voit se repentir.
“Si un acte pouvait avoir ‘‘ cent faces », dit St. Fran. cois de Sales, ii faudrait l’envisager toujours du mel leur côté. Quand la sravité de l’acte ne permet aucune excuse, il faut excuser l'intention, et si l'intention elle -
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mème ne se peut excuser, il faut attribuer la faute à la faiblesse humaine ou à la violence de la tentation.”
2.— LA BONNE HUMEUR. On connait le mot de St. François de Sales : * Un Saint triste est un triste Saint .” La joie et la bonr- humeur attirent et font du bien.
‘‘Heureuses les Âmes , écrit un auteur, qui se dévouent à procurer autour d'elles ces aimables récréations, pendant lesquelles les joyeusetés , les jeux de mots, les traits spirituels . les petites malices , qui ne blessent pas, égayent , dérident et procurant à l’esprit et au corps comme une nouvelle création , les rendent l’un et l’autre plus disposés à la prière et au travail.” Soyons de ces âmes!
3 —LA CoNDESCENDANCE. ‘Avoir de la condescendance , dit quelque part St. François de Sales , c'est s’accommoder à tout le monde autant que la Loi de Dieu et la droite raison le permettent.”’ Ce n'est pas
cette faiblesse de caractère qui empêche de reprendre les fautes d'autrui, quand on y est obligé, car ce ne serait pas là une vertu , mais un péché ; c'est être comme une boule de cire molle, susceptible de toutes les formes , pourvu qu’elles soient bonnes.
Condescendre , selon l’'étymologie, c’est “ futre descendre’ sa volonté jusqu’à la volonté d’un autre ; c’est renoncer à sa manière de voir, de penser, d’agir, pour embrasser, ou tout au moins, pour accepter la manière de voir, de penser et d'agir de ceux qui vivent avec nous,
Là où règne la condescendance , on ne connait pas ces disputes , ces animosités , ces contestations , qui, parfois pour un sujet futile, troublent toute une com munauté !...
4.— LA PoziTesse. Cette vertu, en soi toute hu maine , peut être surnaturalisée par le motif qui nous la fait pratiquer.
La Politesse est ‘us désir de plaire” aux personnes avec lesquelles nous sommes obligés de vivre. Aux Supérieurs elle donne /e respect ; aux égaux / estime ; aux inférieurs /a bonté.
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St. Paul ne vise -t-il pas cette vertu, quand il dit : “’Prevenez-vous les uns Les autres par des marques d'honneur et de déférence?"" (Rom .12.10)
La politesse surnaturelle bannit des conversations les paroles grossières , les allusions indélicates , les inter ruptions , les cris, les rires accentués. De la mise, elle exclut la négligence et la malpropreté. De notre démarche, elle écarte la précipitation, l’impa tience, les brusqueries .
Les personnes du monde exigent cette politesse de l’âme religieuse, Avec cette vertu, que de bien elle peut faire, comme elle arrive à attirer les autres et à les gagner à Dieu !
CONFESSION. Le Sacrement de Pénitence est encore
un des moyens fondamentaux pour ma sanctification. Quelqu’ un a appelé le confessionnal ‘LE REPOSOIR DES AMES.” On ne pouvait mieux dire. Quand il n’y a pas à ‘‘ressusciter”’ ou à
“guérir” de profondes plaies , le Sang de Jésus, qui coule dans l’absolution, ‘repose et pacifie.” Les Saints comprenaient cela ; il y en a qui se confessaient tous Les jours.
Le démon est impuissant sur les âmes qui se confes sent bien, c’est pour cela qu’il tâche de détourner du confessionnal ou, tout au moins + d'empêcher qu’on se confesse bien.
Pour éviter ces écueils :
1) Je me confesserai très régulièrement, zoutes Les semaines , au jour fixé. Oserais-je, par ma faute , Driver mon âme du bain salutaire qu’elle trouve, par chaque absolution , dans le sang de Jésus -Christ?...
2) Je me confesserai bien, donnant à la prépara tion le temps voulu.
Mon examen de conscience sera sérieux; l’aveu de mes fautes sincère et franc, ce quile rendra court. Ma contrition doit surtout être l’objet de mon attention , Car si, par la grâce de Dieu, je n'ai, en général, que des fautes vénielles à accuser, ce n’est pas tant l’enuméra -
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tion détaillée de ces fautes qui importe, que “Ia douleur ” qui me les fait regretter et “le ferme propos” de ne plus les commettre.
Pour faciliter l'examen de conscience à l'âme religieuse, voici une courte méthode que l’on pourra suivre: