‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 103 sur 233 · U¥AE V · texte numérisé non relu

U¥AE V

(remper dtoslepepos avant une action nonTelle, dormit profondéoGieiit îiisqa'a(»*ès Taurore. II. n'avait rien Iakaé la veille à la fortune de ce qu^la prudence pouvait lui «dérober. lise fiait da reste è la fortune^ véritaye dîeu des batailles.

« Quand Alexandre et ses généraux furent rentrés dans k ^amp, il se coucha sous sa tente^ et Ton dit^ raconte Plutarque , que, contre son habitude, il dormit le reste de ia nuit d'un sommeil très-paisible et profond , de sorte que ses capitaines, s'atant assemblés à la pointe du jour devant son pavillon pour prendre ses ordres, furent fort surpris de ce qu'il n'était pas encore éveillé, et que d'eux-mêmes ils donnèrent aux troupes l'ordre de repartir. Après quoi, comme le temps pressai t, Parœénion, étant entré et s^étant approché de son lit, l'appela deux ou Irois fois par son nom. Et l'ayant éveillé de cette manière, il lui demanda :

x« Seigneur, comment se peut41 que vous dormiez si tard , comme 6t vous aviez àjé%k vaincu et que vous ne fussiez pas sur le point de donner la plus grande bataille dont on ait peut-être jamais ouï parler?

« EU quoi ! lui répondit Alexandre en souriant^ ne trouves-tu pas que nous ayons déjà vaincu, puisque nous sommes déli\Tés de la fatigue d'aller errant çà et là , et de poursuivre Darius fuyant dans de vastes campagnes toutes ruinées et qu'il brûle lui-même devant nous? d — Et non-seulement avant le combat, mais au plus fort de la mêlée et dans le plus grand danger, il se fit voir véritablement grand par la ferme assurance qu'il fit paraître et par le jugement qu'il conserva jusqu'à la fin. Car la victoire fut longtemps douteuse , et l'aile gauche, que commandait Parménion, fut enfoncée et plia enfin, la cavalerie bactriane étant venue fondre avec impétuosité sur les Macédoniens, et Mazée ayant détaché en même temps quelque trois mille chevaux pour aller par les derrières tomber sur le corps qui gardait les bagages et le camp, t^

Parménion, étonné et troublé,^ envoie promptement à Alexandre lui dire que tout est perdu et ses bagages enlevés s'il n'y envoie un puissant secours du front de la bataille. Alexandre, qui, dansce moment, venait de donner le signal de la

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