‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 106 sur 233 · LIVRE V. ' aw · texte numérisé non relu

LIVRE V. ' aw

aucun dommage; ils tombèrent au pouvoir des Hypaspistes et des Hippocomes y qui formaient la seconde ligne ou la réserve des Macédoniens. Darius^ à Taspect de cette apparente dispersion des troupes de Taile droite devant ses chariots de guerre, lance son armée entière, avec des cris terribles, sur tout le front de l'armée ennemie. Sa cavalerie persane et indienne se précipite comme un fleuve de fer et de poussière entre le centre et Taile gauche, commandée par Parménion. Elle y ouvre une brèche ausSi large que ses escadrons, et, laissant, à Tinfanterie persane le soin d'achever la victoire, elle pénètre jusque dans le camp désert d'Alexandre, renverse les tentes et s'empare d'avance des trophées et des dépouilles de la victoire . Les clameurs des valets de Tarmée et des soldats laissés à la garde de$ tentes augmentent l'effroi dans le centre des Macédoniens, abandonné un moment à lui-même entre Alexandre, qui poursuit les Scythes, et Parménion, enveloppé de la nuée des Perses. On croit un instant la victoire indéciise ou la bataille perdue. Les uns songent à la re-

trai te , les au très se préparent à la mort . La longue

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immobilité de Parménion laisse à la cavalerie persane le temps de saccager les bagages et de bouleverser le camp.

Alexandre, pendant cet ébranlement de son armée^ qu'il ignore^ presse la victoire où il est lui-même^ bien sûr de la ramener où il n'est pas. 11 couvre sa phalange de deux ailes de cavalerie reformée après les premières charges. Il marche droit à Darius^ qui s'était avancé par la brèche de sa cavalerie entre Parménion et le centre des Macédoniens. Alexandre prend ainsi en flanc le centre presque yietorieux et trop avancé des Persans ; il le brise en deux tronçons séparés par toute l'épaisseur de la phalange. ' Il le traverse à la tète des Hétaïres et des Thessaliens; il tombe à travers ce centre rompu jusque sur les masses de cavalerie de l'aile droite des Persans^ élite de Parthes^ de Perses^ d'Indiens; qui combattent en héros pour conserver leur première victoire. Le choc est terrible, mais court. Des milliers de Partheset d'Indiens^ tombent sous les escadrons d'Alexandre; soixante de ses plus intrépides compagnons roulent à ses pieds dans la poussière; Héphestion, son favori, Conus et Mélida,

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