‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 107 sur 233 · LIVRE V. 33i · texte numérisé non relu

LIVRE V. 33i

ses amis d Wfance^ sont couverts de blessures et de sang à ses cotés. L'aile droite de Darius est saisie d'épouvante par cette double pression de Parméiiion d'un côté, d'Alexandre de l'autre; Alexandre^ sans la poui'suivre^ la livre à son' propre ébranlement. Il revient^ avec la rapidité qui multiplie la nombre, sur lui-même. Il cherche Darius au centre» Ce prince infortuné était déjà entraîné loin du champ de bataille par les masses confuses et par le tourbillon de fugitifs de sa propre armée. Avant de songer à le poui*suivre^ Alexandre vole à son aile droite et la CQuvre^ raffermi par les charaes répétées de sa cavalerie ihessalienne contre les Scythes. Ces Scythes eux-mêmes, se voyant découverts parla retraite de Darius, s'abandonnent à la rapidité de leurs chevaux. Le champ de bataille , au centre et à droite, est vide en un instant de Perses et jonché' de leurs cadavres^ de leurs éléphants^ de leurs chariots de guerre^ renversés sur leurs conducteurs expirants.

L'avis de Parménion ^ qui demandait du secours pour l'aile gauche en prévenant Alexandre 'de l'irruption dçs ennemis dans le camp ,

avait ainsi décidé une victoire plus prompte. L'extrémité du péril avait inspiré au jeune héros de revenir à son aile gauche et de fendre le centre de Darius. Parménion^ ainsi secouru, avait fondu à son tour^ mais tardivement^ sur les Perses en possession du camp^ et les avait jmmolés en masse sur leur proie. La faute était réparée^ la victoire achevée avant le milieu du jour. Alexandre^ à la tête de sa seconde ligne^ de sa réserve et âe sa cavalerie légère^ poursuivait Darius à travers la plaine d'Ârbelles. Parmenion , avec le reste de Tarmée^ s'emparait du camp des Perses^ de tous les approvisionnements^ d'un million d'hommes^ des éléphants et des chameaux.

A la chute du jour^ Alexandre^ après avoir traversé un fleuve que les historiens nomment le LycuS; campe sur la rive pour laii^er reposer quelques heures les cavaliers et les chevaux. Avant le jour levé, il repart, dit le récit, pour Arbelles,. où il espère surprendre Darius et tous ses trésors. Il y arrive le lendemain , après avoir poursuivi les fuyards l'espace de vingt lieues.

Darius avait traversé Arbelles sans s'y arrêter.

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