LIVRE V. 3S
rique^ Alexandre^ d'après tous les historiens^ conservait^ comme on le voit dans sa conduite avec la femme et les filles de Darius , la réserve d'un philosophe et la sobriété d'un Spartiate. II ne traînait à sa suite aucune courtisane^ et il n'aurait pas commencé ses ignobles amours^ à la face des maîtres et des amis vertueux dont il était entouré^ par une orgie avec une Thaïs^ rebut des Perses et des Grecs de Persépolis. A ce mot prononcé par lui dans un festin avec ses généraux athéniens : c les Perses ont brûlé les monuments d'Athènes^ brûlons au nom d'Athènes les monuments des Perses^ 2> peut-être joignit-il le geste de prendre une torche allumée des mains d'un de ses pages et d'approcher la flamme des lambris. Mais^ après avoir montré ainsi ce qu'il pouvait faire pour humilier les Perses et venger les Athéniens^ à coup sûr il remit la torche dans la main du jeune Grec^ et il n'alluma pas le bûcher de ses trésors^ de ses approvisionnements de son empire futur et de sa propre armée. Il faut se défier des légendes : elles ne sont jamais que les inepties de l'histoire et les contrefaçons de la vérité. Le peuple les aime parce qu'elles lui ressemblent ; mais il faut les lui arracher quand on
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écfit pont rinstrulre, comme on arrache à utt enftnt les joilets «vec lesquels il peut se blesser.
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