‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 156 sur 233 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

verser VOxus pour chercher l'abri du désert* Les Macédoniei» l'y suivaiest^ saM se rebuter de la chaleur et de la soif dans ces solitudes sans eau. C'est là qu'Alexandre^ souffrant lui-même de la soif ^ mais ne voulant pas se désaltérer avant d'avoir désaltéré tous ses soldats , vida à terré Feauquedeux-de ses gardes lui apportaient dans leur casque. Des soldats ainsi aimés au* raient doBfié leur sang à boire à un tel général. CepeQdant les satrapes ^mpagnons de Bessus, pressés d'un côté 4 Tembouchure d'un défilé par Alexandre^ coupés de l'autre côté par une avant-garde de Ptolémée, cherchent un prétexte pour se détacher de ia cause perdue d« cet usurpateur. Deux d'entre eux en dénoncent un troînème à Bessus comne tramant une défection, fiessus lève la main sur c« trattre pour le frapper; à ce geste les autres se jettent tous ensemble sur Heisûs , le renv^^seot de son char, lui enlèvent sa tiare, déchirent sur son corps la robe royale de Darius , dont il était encore revêtu; pais, l'attachant sur un cheval, ils l'amènent garrotté à Tavant-garde de Ptoléniée. « On députe vers Alexandre pour l'en informer, dit Ftolémée, et prendre ses ordres sur la

manière dont Bessos doit lai être présenté, il sera expoâé nu , attaché avec une corde à droite de la route que tiendra Tarmée. Ptolémée exécute Tordre.

<c Alexandre^ venant à passer sur son char, s'arrête^ et^ interrogeant Bessus :

a Pourquoi as-tu trahi, chargé de fars et tnas- « sacré ton roi , ton ami, ton bienfaiteur? » Et « Bessus : « Ce ne fut point de mon propre « mouvement , mais de Tavis de tous ceux qui « accompagnaient alors Darius, et qui croyaient « à ce prix trouver grâce devant vous. »

<c Alexandre le fait frapper de verges; un héraut répète à haute voix les reproches que le roi vient de lui adresser.

« Après ce premier supplice, Bessus est traîné à Bactres, où il doit subir la peine capitale. »

Tel est le récit de Ptolémée. Celui d'Aristobule varie; il prétend que ce fut dans cet état d'humiliation que les Persans Spitamène et Datapherne livrèrent Bessus à Ptolémée et le conduisirent devant Alexandre ; mais il est impossible de révoquer en doute les circonstances d'un événement raconté par le général lui-même.

La justice n'était pas moins intéressée que la

Page 1