LIVRE VÎU
Alexandre soupçonnait k ttdélitë; Slaméncs remplace^ à Babylone^ Mazée^ dont on apprend la mort; Sopolis, Épocillus et Ménaedas courent en Macédoine faire des recrues.
(c Les affaires de la Sogdiane terminées^ Alexandre marche vers les Parétaques, où les Choriens et les principaux du pays s'étaient réfugiés dans un poste également imprenable ; on rappelle la roche de Choriène ; elle a de hauteur vingt stades^ et de circuit soixante. Escarpée de toutes parts ^ on n'y monte que par un sentier étroit et difficile ^ où peut à peine passer unseul homme; des précipices rentourent^ et avant d'arriver aux pieds de la place il faut en combler la profondeur. Alexandre n'est que plus animé à son entreprise; rien né parait impossible à son courage et à sa fortune. Des sapins abondaient aUx environs^ il les fait abattre; on en forme des échelles pour descendre dans ces abîmes inaccessibles & tout autre moyen.
« Alexandre présidait à l'ouvrage, pendant le jour, à la tête de la moitié de l'armée; il était relevé la nuit, tour à touir, parPerdiccas, Léonatus et Ptolémée, sous les ordres desquels il avait divisé le jreste de l'armée en trois corps. La
difficulté du ierrain^ celle de Tenlreprise^ ue permettaient pas d'avancer à plus de vingt coudées le jour et un peu moins la nuit. Sur les flancs de Tabime on enfonçait avec effort des crampons à la distance nécessaire pour soutenir la charge ; on y attacha des claies ou des fascines qui^ fortement liées entre elles^ semblaient présenter un pont; on les couvrit de terre au niveau du bord^ pour arriver de plâin-pied jusqu'à la place. » .
J^es barbares avaient commencé par rire de ces efforts, qu'ils croyaient inutiles; mais^ lorsqu'ils se virent incommodés par les traits^ tandis qu'ils ne pouvaient des hauteurs atteindre les Macédoniens à couvert sous leurs travaux y Chôriène , effrayé^ envoie un héraut à Alexandre et demande à conférer avec Oxyarte. Celui-ci lui conseille de se soumettre à ce conquérant que nul obstacle ne peut arrêter^ et de la bonté duquel il peut tout attendre s'il se rend à lui; que lui-même en était un exemple. Choriène, persuadé parce discours^ vient trouver le roi avec quelques-uns des siens. Alexandre l'accueille avec bienveillance^ le retient auprès de lui> renvoie une partie de ceux qui l'avaient