LIVRE Vin. t7T
ce Parus ^ à la nouvelle de la mort de son fils et de la marche des principales forces d'Alexandre^ hésita d'abord s'il irait à sa rencontre^ en voyant le mouvement de Cratérus qui s'é* branlait pour passer ; il prend cependant le parti de se porter sur le point où se trouve le roi luimême avec l'élite de son armée ; mais il laisse en partant un détachement et quelques éléphants sur la rive pour tenir Cratérus en respect. Il marche donc contre Alexandre à la tête de trente mille hommes d'infanterie et de toute sa cavalerie/composée de quatre mille chevaux^ de trois cents chars et de deux cents éléphants. Arrivé dans une plaine ferme et propre au développement de sa cavalerie^ il range ainsi son armée : en avant^ les éléphants^ à cent pieds de distance l'un de Fan tre, qui doivent épouvanter la cavalerie d'Alexandre; ils couvrent l'infanterie indienne rangée sur une seconde lif[ne, don# quelques points s'avancent dans les vides de la ligne des éléphants. Porus avait pensé que jamais la cavalerie de l'ennemi n'oserait s'engager dans les ouvertures du premier rang, où les éléphants devaient effrayer leurs chevaux ; l'infanterie l'oserait encore moins ^ menacée à la fois par ces animaux
flE B*AiEl ANDRE LE CRàKD. ^ T. II. 12
terriUes et ptf les soldato de la seconde ligne. Celte dernière fr'éteiidftitJBsqu'aiix ailes formées de la caralerie i^puyée sur Tinfanterie; au-devant étaient les chats.
<K Alexandre , arrivé eu présence ^ fait halte pour donner à la phalange des Macédoniens^ qui arrive à grands pas^ le temps de le rejoindre^ et, pour ne point les mener essoufflés au combat^ il fait caracoler sa cavalerie en face de Tennemi. Âpres en avoir reconnu les dispoûtions y et pénétrant rintention de Porus , il se décide à Tattaquer^ non point par le centre^ défendu ain^i que nous venons de le voir^ mais en flanc. Supérieur en cavalerie 9 il en prend avec lui les plus forts détachements et pousse à Taile gauche de Porus. Cœnus^ à la tête de son corps et de celui de Démétrius^ doit tourner l'aile droite^ et saisir le moment où Alexandre , de son côté , serait aux prises avec la cavalerie des barbares , pour les investir par derrière. Séleucus , Antigène et Tauron commandent la phalange; elle ne doit s'ébranler que lorsque la cavalerie aura déjà porté le désordre dans les troupes de Tennemi.
(c Arrivé à la portée du trait ^ Alexandre fait