LIVRE Vin
avaacer sur 1 aile gauehe des Indiens mille archers à cheval dont les escarmouches eties traits doivent commencer à la rompre. Lui-même^ à la tète des Hétaires , court la prendre en flanc pour l'empêcher de se rétablir et de se porter sur la phalange.
« Cependant la cavalerie des Indiens rassemblait et pressait tous ses rangs pour soutenir le choc d'Alexandre^ lorsque Coenus parait tout à coup sur leurs derrières. L'ennemi^ de ce côté^ fut alors obligé de partager sa cavalerie en deux corpg^ dontl'un^ ccxnposé des escadrons les plus braves et les plus nombreux^ devait faire face à
Alexandre, et l'autre se retourner contre Cœnus. c< Alexandre , profitant du désordre inséparable de ce mouvement^ les charge rapidement ; ils se rompent et vont se rallier sous les élé* phants comme derrière un rempart. Leurs conducteurs les poussent contre Alexandre ; alors la phalange macédonienne s'avance et fait pleuvoir sur les uns et les autres une grêle de traits. La mêlée ne ressemble alors à aucune de celles où
les Grecs s'étaient trouvés.
« En effet, les éléphants lancés dans les rangs
rompaient de tous côtés le plus épais de la pha-
lange macédonienne. Â cet aspect la cavalerie indienne tombe de nouveau sur celle d'Alexandre, qui y plus forte par le nombre et ia tactique , la repousse encore jusqu'aux éléphants. Toute la cavalerie des Grecs se trouve alors, non par suite des ordres du général, mais par celle du combat, ne plus former qu'un seul corps qiii, de quelque côté qu'il se meuve, porte le carnage dans les rangs des Indiens.
(c Les éléphants^ resserrés de toutes parts, ne sont pas moins terribles aux leurs qu'à Tennemi; ils écrasent tout autour d'eux. On fait un massacre horrible de la cavalerie acculée dans cet endroit ; les conducteurs des éléphants sont percés de traits; ces animaux, harassés, couverts de blessures et sans guides , ne gardent plus aucun ordre ; exaspérés sous les coups , la douleur les rend furieux ; ils s'emportent et foulent aux pieds tout ce qu'ils rencontrent. Les malheureux Indiens ne pouvaient échapper à leur furie. Les Macédoniens , ayant un plus grand espace pour se développer, ouvraient leurs rangs à l'approche des éléphants, qu'ils perçaient ensuite de traits. On voyait alors ces animaux énormes se traîner langiiissamment comme une galère fra-