‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 219 sur 233 · TIC »*ALBXANDIIE LE GRAND. — T. II. I · texte numérisé non relu

TIC »*ALBXANDIIE LE GRAND. — T. II. I

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villêB^ montait sur les murs et récompensait la valeur. Alors les Macédoniens se repentoient de lui avoir refusé les honneurs divins, ^t 9e confessaient ingrats et hnpies de Tavoir frustré d'un nom qui lui était dû. En&i , après 9'étre longtemps arrêtés ou sur la vésération de sa personne, ou dans les regrets éa sa perta^ loûie leur compassion se tourna vers eux-^mèmeâ. Ils considéraient <c qu'étant partis de la Macédoine ils se trouvaient au delà de TEuphrate^ sans chef, au milieu de leurs ennemis, qui souffraient mal volontiers une nouvelle domination; que, le roi étant mort sans enfants légitimes et sansavoir nommé desuccesseur, chacun tâcherait de tirer à soi les forces publiques ; ^ et là dessus ils présageaient les guerres civiles qui suivirent depuis , qu'il leur faudrait encore verser dû sang et rouvrir leurs vieilles cicatrices par de nouvelles blessures, non pas pour conquérir l'empire d'Asie, mais pour lui donner un roi; et que ces vieillards qui venaient d'obtenir leur congé de leur prince légitime seraient contraints de sacrifier ce qui leur restait de vie pour établir la puissance peut-être de quelque misérable soldat.

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<tf DaM ces iristes pensées, la nuit survint, f{tti les rendit encore plus fhnestes. Les soldats la passèrent tcms sous les armes, et les Babyloniens, montant sur les murs ou au faite de leurs maisons, regardaient ce qui se faisait; mais, parce qvt'on n'eût oaé faire paraître de la clarté, \H prêtaient Toreille au moindre bruit et prenaient souvent de fausses alarmes, plusieurs courant par les rues et s'entre^cboquant sans se connaître, dans une continuelle défiance les uns dei autres. Les Perses, selon leur coutume, avaient fait couper leurs cheveux et paraissaient en habits de deuil, avec leurs femmes et leurs enfan ts, ne considérant pas ce prince comme leur vainquenr et naguère leur ennemi, mais comme leur bon roi, qu'ils regrettaient d'un véritable regret. Aussi avouàientMls que, depuis rétablissement de leur monarchie, ils n'avaient jamais eu de roi plus digne de leur commander.

<t Mais une si grande tr}s((^sse ne demeura pas renfermée dans les murs d'une ville; elle passa incontinent aux contrées voisines, puis s'épan^^ dit par toute cette grande partie de l'Asie qui est en deçà de TEuphrate. •

« La nouvelle en vint bientôt aussi à la mère

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