LITRE IX
rision de la fortune qui renverse si souvent dans la boue ce qu'elle a créé dans le sang î ^
Perdiccas^ Léonnatus^ Ptolémée , tous les généraux de la cavalerie^ tous les chefs de la garde^ fous les favoris d'Alexandre défendirent en vain quelque temps l'entrée du palais où reposait le corps du roi k la multitude conduite par Méléagre. Le nombre l'emporta; les portes furent enfoncées. Perdiccas et les partisans de Roxane et de Barsine s'échappèrent par une porte de derrière^ traversèrent l'Euphrate^ sur le bord duquel était campée la cavalerie. Ârridée^ à l'instigation de Mél^agre , envoya des satellites pour arrêter Perdiccas. Il se défendit avec intrépidité contre les sicaires de Méléagre ^ appela la noblesse et la cavalerie à son secours , rallia Léonnatus et forma camp contre camp.
Méléagre^ abandonné par Arridée y trembla à son tour. Perdiccas^ avec la partie de l'armée campée au deU de l'Euphrate^ bloqua Babylone par terre et par eau et menaça la ville de disette. Le
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malheureux Ârridée^ causa iovcdon taire de ces luttes y arracha eu pleurant le diadème de aoo front et l'offrit^ comme Alexandre^ au plusdigue.
Cette offre touchante d'abdication attendrit les deux armées. La' réconciliation fut scellée par politique entre Méléagre et Perdiccas. L'autorité et l'empire furent partagés d'un commun accord dans une conférence à peu près semblable à celle d'Auguste , d'Antoine et de Lé« pide.
« PerdiccaS; ayant ramené Tarmée à la ville , fit assembler tous les principaux , et^ par Irar ^ avis^ l'empire fut partagé de cette sorte. La sott* veraine puissance résidait en la personne du roi. Ptolémée fut fait satrape d'Egypte et de toutes les provinces d'Afrique qui étaient sous la jurir diction des Égyptiens. On donna la Syrie et la Phénicie à Laomédon^ la Cilicie à Philotas, et la Lycie/avec la Pamphylie et la grande phrygie^ à Antigonus. Léonnatus eut la petite Phrygte^ avec toute la côte de l'Héllespont. La Ca[^adoce et la Paphlagonie échurent à Eumène , avec ordre de garder toute cette contrée jusqu'à Trapezunte^ et de faire la guerre à Arbate ^ qui seul n'avait point voulu se soumettre à l'empire des Macé-'