LIVRE I
côtés^ et^ bien qu'il coule avec un grand bruit^ le chant des oiseaux qui ne quittent jamais ces bois empêche qu'on n'entende le bruit des eaux.
c n y a là un sentier qui a la longueur d'environ cinq mille pas, où un cheval chargé ne pourrait passer qu'à peine^ et que dix hommes armés peuvent facilement défendre contre quelque nombre que ce soit. Mais Alexandre^ ayant pris son chemin par où les rochers passaient pour être le plus inaccessibles^ fit tailler en tournoyant comme des degrés sur les côtés du mont Ossa et entra par cette porte c|ans la Thessalie. »
Les Thessaliens ainsi tournés lui livrèrent à la fois la Thessalie entière, avec ses tributs et ses places fortes, ses contingents de troupes auxiliaires. Alexandre se souvint encore d'Homère dans l'ivresse de sa conquête; il exempta à jamais le pays des Phthiotes, patrie d'Achille, chanté par le poète, de tout tribut et de toute levée d'hommes. On a vu plus haut qu'il comptait Achille parmi ses ancêtres. Olympias lui avait transmis du sang du héros.
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De là il s'avança sur la Béotie, intimida Thèbes et Athènes, et convoqua une seconde fois à Corinthe le congrès des États de toute la Grèce. Il y fut confirmé^ les armes à la main^ dans le titre de généralissime de la Grèce pour la guerre dePerse^ litre dont les Âmphy étions avaient déjà investi son père.
C'est là qu'il voulut visiter Diogène, le philosophe cynique. Diogène conquérait le monde par le mépris comme Alexandre aspirait à le conquérir par la victoire; sa maxime^ vraie sous une de ses faces, était qu'on possède tout ce dont on sait se passer. Il vivait dans un faubourg de Corinthe^ aspirant à s'égaler par Tabnégatioa aux plus vils des animaux. Un tonneau, qu'il roulait de place en place, était son palais. A peine leva*t-il les yeux sur Alexandre, et, comme le roi lui demandait s'il avait quelque faveur à implorer de lui : — « Que tu te retires un peu fc démon soleil, » lui répondit le philosophe. Alexandre, se retournant vers sa suite etcompre-