LIVRE II
portent : les deux Grecs sont accablés sous une multitude de traits et d'assaillants» D'un coté les soldats de Perdiccas^ de l'autre lesHalicarnasséens accourent; la mêlée devient sanglante aux pieds des remparts ; leurs défenseurs sont enfin repoussés jusque dans la ville. Peu s'en fallut qu'elle ne fût prise ^ car les postes étaient assez mal gardés. Deux tours étaient abattues avec le mur qui s'étendait entre elles; la brèche livrait la ville^ si l'armée eàt donné tout entité : une troisième tour ébranlée n'aurait point résisté au choc. Les assiégés élevèrent^ derrière le mur I renversé, un ouvrage de briques en demi-lune ; fil un grand nombre d'ouvriers l'acheva rapideixl ment.
3S I «Le lendemain Alexandre fait avancer ses ma* IX I chines vers cet endroit ; les assiégés font une noun-l velle sortie , tentent de mettre le feu aux machirel nés. Celles qui étaient près du mur et une tour de 1« I bois sont la proie de flammes; PhilotasetHellaniï' eus préservent de l'incendie celles confiées à leur '1' I garde. Venant à rencontrer Alexandre, les as- ?; sièges laissent les torches dont ils menaçaient l l'ennemi, jettent presque tous leurs armes et ^' • courent se renfermer dans leurs murailles; là ils
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avaient Tavantage de la position et de ia hauteur; non-seulement ils tiraient de front sur les assaillants que portaient les machines^ mais encore^ du haut des tours qui s'élevaient à chaque extrémité du rempart abattu , ils attaquaient et frappaient en flanc^ et presque par derrière^ T-ennemi qui assaillait le nouvel ouvrage.
« Et comme de ce côté Alexandre faisait avancer de nouveau^ quelques jours après^ ses machines^ qu'il dirigeait lui-même^ voilà que toute la ville sort en armes^ les uns du côté où fut la brèche et où Alexandre donnait en personne^ et les autres du Tripylum, d'où leur sortie était moins prévue. Une partie lance sur les machines des torches et toutes les matières combustibles qui peuvent augmenter Tincendie- Les Macédoniens, repoussant le choc avec violence , font pleuvoir du haut des tours une grêle de traits et roulent d'énormes pierres sur l'ennemi ; il le met en fuite et léchasse dans la ville. Le carnage fut en raison de leurnombre et de leur audace : les uns furent tués en combattant de près les Macédoniens, les autres en fuyant, près du rempart dont les ruines embarrassaient le passage déjà trop étroit pour une si grande multitude. x>