‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 60 sur 233 · LIVRE H. fU · texte numérisé non relu

LIVRE H. fU

Ceux qui s^étaient avancés par le Tripylum furent repoussés par Ptolémée^ garde de la per* sonne du roi , lequel vint à leur rencontre avec les hommes d'Âddée et de Timandre , et quelques troupes légères. Pour comble de malheur, dans leur retraite, comme ils se pressaient en foule sur un pont étroit qu'ils avaient jeté à la hâte, le pont rompit sous le poids dont il était chargé; ils périrent partie en tombant dans le fossé, partie écrasés par les leurs ou accablés par une grêle de traits.

Le plus grand carnage fut aux portes^ que Texcès du trouble avait fait fermer trop préci* pitamment. Craignant que les Macédoniens, mêlés aux fuyards , n'entrassent avec eux dans la ville, ils laissèrent dehors une partie des leurs^ qui furent tués par les Macédoniens aux pieds des remparts. La ville était sur le point d'être prise si Alexandre, dans l'intention de la sauver et d'amener les habitants à une capitula* tion, n'eût fait sonner la retraite. Le nombre àes morts fut de mille du côté des assiégés^ et de quarante environ du côté des Macédoniens, parmi lesquels Ptolémée, Cléarcus, toxarque, Addée, kiliarque, et plusieurs des premiers officiers.

« Cepenâaiit lea géaéraux persans^ Oranto* batee et Memnon, considéraot que l'état des choses ne leur permettait pas de soutenir un long siège , que les remparts étaient détruits ou ébranlés > la plupart des soldats tués dans les s(H*ties ou mis par leurs blessures' hors de combat^ prenant conseil de leurûtuation^ met* tent le feu^ vers la seconde veille de la nuit^ à une tour de bois qu'ils avaient dressée en face des macbinesr de l'ennemi , à leur pn^re magasin d'armes, aux maisons voisines des remparts. Tovt s'embrase^ et la flamme^ qui $ elance dé la tour et des portique , agitée par les vents^ étettd au loin l'incendie. Les assiégés se réfugièrent partie dans la citadeUe dé l'ile, partie dans celle de Salmacis.

« Alexandre^ instruit de ce désastre par des transfuges qui s'y étaient aoustraits^ et apercevant ce vaste incendie , donne ordre aux Macé- <lonietts, quoiqu 'au milieu de la nuit^ d'entrer dans la ville ^ de massacrer les incMidiaires e( d'épargner les habitants* j»

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