‹ Vie de Berryer (d'après des documents inédits) (volume 2)Chapitre 4 sur 46 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

toujours de n'attendre que de vous le secours dont j'ai besoin pour ce travail... C'est sur votre main que je compte pour seconder et surveiller la mienne. Ce n'est pas le choix des discours qui me semble être difficile, mais Fà-propos dans le choix des souvenirs et des correspondances qui doivent accompagner ce qu'il peut être bon de pubhcr comme œuvres de la tribune et du barreau. Là, vos avis me seront précieux, et je serai heureux d'obtenir votre rédaction, ou tout au moins vos corrections. Ce qui m'importe le plus, ce que je ne peux confier qu'à vous , c'est l'exposé historique de lalignepolitique que j'ai suivie ; c'est de montrer que depuis près de quatre-ving"ts ans cette ligne a été nettement et fermement tracée et suivie par une portion considérable du parti royaliste, c'est d'expliquer comment les événements que j'ai traversés m'ont attaché aux principes de la monarchie constitutionnelle. Le roi Charles X m'a donné en quelque sorte l'épigraphe et peut-être les premieis mots de cet exposé. Après la révolution de 1830, j'allai rendre visite à S. M. à Tœplitz. A la première audience qu'il m'accorda, après que nous eûmes beaucoup parlé des fatales ordonnances, des trois journées, de la nouvelle situation de la France, le roi me demanda ce que je pensais de l'avenir de notre pays et des conditions dans lesquelles il était possible de rétablir le gouvernement légitime. « Sire, lui disje, il ne faut qu'exécuter fidèlement la Charte, en en développant les principes par un système plus large

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