PRÉFACE. IX
des lois électorales ». Ah! me dit-il, vous me rappelez Cazalès, quand il quitta l'Assemblée et vint nous joindre au camp des émigrés. Nous lui demandâmes ce qu'il pensait qu'il y avait à faire. — Monseigneur, me répondit-il, il faut cunvoquer les Etats (jéncraux ». (( Ce mot de 1791 renferme en germe les principes et les règles de conduite politique que les royalistes constitutionnels ont mis en pratique et dont j'ai été Fécho sincère, selon que j'ai été inspiré par le spectacle des choses et des hommes de mon temps. La tradition non interrompue des doctrines libérales dans le cœur et dans la tête des plus intelligents et dévoués défenseurs de la cause royahste est écrite dans les actes d'un grand nombre d'entre eux. Les cahiers des États pour la convocation de la Constituante, les mémoires du comte de la Marck, les œuvres de Mallet du Pan, la vie de M. Becquey parBeugnot, les discours de Royer-CoUard que notre ami Moreau a fort bienrésumés dans une excellente brochure, Villèle avant qu'il ne fût ministre, Chateaubriand, le vieux Fitz-James, Brézé, le livre de Larcy et vos judicieuses réflexions sur la politique d'Henri IV^, nous donnent d'imposants témoignages de cette fidélité du parti que je crois avoir servi quelque peu. La lettre que M. le comte de Chambord m'a adressée à Venise me parait compléter un résumé de cet exposé politique.. . Mon très cher, je me laisse aller au plaisir de causer avec vous ; je vous écris trop à la hâte. Gardez cette lettre pour vous et pour moi, qui serai bien aise de